‹ Œuvres complètes de Benvenuto CelliniChapitre 229 sur 285 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

garnir d'ailerons en fer l'endroit où la vis s'appuie sur la poutre, afin que celle-ci ne risque point de se fendre. — La tête de la vis doit être aplatie et munie d'un gros anneau de fer, à double queue percée de trous dans lesquels puisse passer un levier long de six brasses au moins. — Après cela, en tenant droits les carrés et le métal que l'on veut frapper, quatre hommes suffisent pour obtenir des pièces parfaites.

A l'aide de ce procédé, j'ai exécuté pour le pape Clément VII plus de cent médailles, toutes en bronze, sans avoir besoin de les fondre d'abord, comme cela aurait été nécessaire si j'eusse voulu les frapper a conio. — Enfin, la force de la vis est telle que, si l'on y réfléchit mûrement, bien qu'elle nécessite une plus grande dépense première, elle offre plus d'économie que tout autre procédé, attendu qu'elle fatigue moins les carrés, sans compter qu'elle donne des empreintes plus belles. — Quant aux médailles d'or et d'argent, j'en ai frappé un nombre énorme, sans jamais avoir été forcé d'en recuire une seule. — En résumé, deux pressions de vis suffiront toujours pour frapper une médaille, tandis que cent coups de coins donneront à grand' peine le même résultat — Mais en voilà assez sur ce sujet: — parlons maintenant de la grossérie d'or et d'argent.

»l» TBAITB DE L'ORFÈVRERIE.

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