‹ Œuvres complètes de Benvenuto CelliniChapitre 235 sur 285 · II. *s · texte numérisé non relu

II. *s

dama recourbée faite exprès. On commence par le battrr i petits coups en le soutenant un peu plus que la panse, jusqu'à ee qu'il resserre complètement le col du vase. Pendant cette opération il faut toujours avoir soin d'entêter les battitures qui se lèvent sous le marteau.

Une fois le col du vase achevé conformément au modèle, si Ton veut orner la panse de bas-reliefs, il faut l'emplir de poix noire» ensuite esquisser avec un stylet d'acier bruni les Ggurines, les feuillages ou les animaux que l'on veut représenter ; on repasse entièrement ce dessin à la plume, puis au ciseau avec toute la netteté possible.

Les ciseaux dont on se sert pour ce travail sont longs d'un doigt Les plus faibles ont le volume d'une plume d'oie ; les plus forts ont le double de cette grosseur. — Leurs formes sont très-variées : les uns sont faits comme la lettre G, d'autres sont plus ou moins contournés, enfin il y en a qui sont complètement droits. De chaque forme il faut avoir six calibres différents allant en diminuant graduellement jusqu'à la dimension de l'ongle du pouce. — On se sert de ces ciseaux pour profiler le dessin en les frappant adroitement avec un petit marteau pesant trois ou quatre onces.

Après cela on entoure le vase d'un feu modéré , afin d'en faire sortir la poix dont il est rempli ; — puis on le recuit et on le blanchit en le faisant bouillir dans deux parties égales de tartre et de sel.

Cette opération terminée, on prend certaines enclume» en fer pur et à cornes plus ou moins longues , suivant k besoin. Ces enclumes se nomment bigornes et se fixent dans un billot de bois , comme les enclumes ordinaires. — On introduit dans le vase une de leurs cornes , recourber et ronde comme l'extrémité du petit doigt ; puis , en frappant à petits coups avec le marteau sur la corne qui esl on dehors, on fait subir à la première des contre-coups

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