‹ Œuvres complètes de Benvenuto CelliniChapitre 241 sur 285 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Die falajati fartktJafMa ralativo» à l'art 4a l'atflf rarie , — et d'abord de la i de préparer l'or i dorer at d'eiéeoter la dorare.

Pour faire de For à dorer, il faut prendre de l'or soigneusement épuré à vingt-quatre cacats et le battre avec un marteau sur une enclume d'une propreté extrême, jusqu'à ce qu'il n'offre plus que l'épaisseur d'une feuille de papier à écrira— On le coupe ensuite en petits morceaux, avec une paire de ciseaux, pour le moudre. — Après cela, on met dans un creuset qui n'ait jamais servi autant de mercure que le comporte la quantité d'or que l'on veut moudre, c'est-à-dire une once pour le poids d'un écu, ou, autrement dit encore, huit parties de mercure environ pour une partie d'or. — Ici on notera que le mercure et l'or se mêlent dans une écuelle de bois ou de terre bien propre. — Apres cela, on pose le creuset sur le feu et on le couvre de charbons allumés. Dès qu'il est devenu rouge, on verse dedans le mercure et l'or mêlés ensemble, et on les remue avec un petit charbon allumé jusqu'à ce que l'œil et la main avertissent que l'or s'est uni au mercure. Il est trèsimportant d'aider l'or à s'allier au mercure : — on y parvient en le remuant vivement avec le charbon. Si l'on négligeait cette précaution, l'or, ou, pour mieux dire, la pâte produite par le mélange de l'or avec le mercure serait ou

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trop Terme ou trop tendre, ainsi que F enseigne l'expérience. — Lorsque Ton juge que Tor est convenablement moulu, mêlé et fondu, on le verse chaud dans un vase rempli d'eau fraîche et dont la dimension est déterminée par la quantité d'or que Ton a fondu. L'or, en tombant dans' l'eau, produira un frémissement facile à entendre. On le lavera ensuite dans plusieurs eaux jusqu'à ce que la dernière reste claire et belle.

Après cela, on se met à dorer en procédant ainsi : On nettoie et on polit soigneusement avec des gratteboësse l'ouvrage que l'on veut dorer. Ces outils sont très-connus et se vendent chez les merciers, mais les marchands n'en fabriquent que d'une seule et même dimension, tandis que les artistes ne peuvent se passer d'en avoir de toutes grandeurs. Il faut donc en faire soi-même de grands et de petits avec du laiton mince comme du fil à coudre, dont on forme une brosse de la grosseur du doigt, plus ou moins , suivant le besoin. — Quand on a bien gratte-boëssé l'endroit que l'on veut dorer, on pose l'or dessus à l'aide d'un avivoir ; — on appelle ainsi une verge en cuivre, munie d'un manche en bois, grosse et longue comme une fourchette ordinaire. — Au lieu de se servir de cet outil , beaucoup de doreurs ont coutume de faire remplir son office par le mercure même sur lequel ils étendent l'or; mais il faut bien se garder de suivre cette méthode, car le mercure employé en trop grande quantité altère la couleur de l'or et diminue sa beauté. — D'autres mettent l'or en plusieurs fois; mais l'expérience m'a démontré que* pour bien dorer, il faut mettre l'or tout d'une seule fois et ensuite faire évaporer le mercure en fumée à l'aide d'un feu doux. — Durant cette opération, si l'orfèvre voit que l'or n'est pas réparti partout bien également, il peut trèsaisément, pendant que sa pièce est chaude, remettre de l'or et rendre sa dorure égale.

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