‹ Œuvres complètes de Benvenuto CelliniChapitre 248 sur 285 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

De l« uiétkode a »ui\re pour laisser bUnc l'argent en quelques endroits.

Après avoir poli les endroits où Ton veut que l'or ne s'attache pas, on prend cette fleur de farine que Ton recueille dans les moulins le long des murs ou sur les ressauts et les corniches des salles où on la renferme. On en forme une espèce de sauce; puis, avec un pinceau de petitgris, on en étend une couche assez épaisse sur les endroits que Ton désire conserver blancs. On fait ensuite ressuyer à un feu lent la pièce ainsi préparée ; après quoi on dore en toute sécurité.

Si l'on ne veut point employer de la fleur de farine, ou peut avoir recours à cet autre moyen :

On prend du plâtre en pain dont se servent les cordonniers; on le broie soigneusement, puis on le délaye avec de la colle de poisson que Ton mêle avec beaucoup d'eau , afin de lui ôter de sa force.

Voilà tout ce que j'avais à dire sur l'art de la domre ; — mais le point important est de savoir exécuter avec talent les pièces d'orfèvrerie, car on peut laisser faire la dorure par les gens qui s'en occupent exclusivement, d'auluiil plus que l'on évite ainsi les terribles accidents auxquels sont exposés les doreurs, comme nous l'avons dit plus haut.

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