‹ Œuvres complètes de Benvenuto CelliniChapitre 249 sur 285 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Moyen fret-facile et tree>l*a« poar faire ne «n propre à graver ta planches de canre et è remplacer le tari».

On pulvérise une demi-once de sublimé, une once de vitriol, une demi-once d'alun de roche, autant de vert-degris ; on lie ensemble tous ces ingrédients avec le suc de six limons ou, à défaut de limons, avec du vinaigre fort, puis on les fait un peu bouillir dans un vase vernissé, en ayant soin de ne pas les laisser trop dessécher.

Après avoir bien plané la planche de cuivre , on prend du vernis ordinaire, c'est-à-dire de celui avec lequel on vernit les gardes d'épée, et on le fait fondre à un feu doux avec un peu de cire, afin de l'empêcher de s'écailler sous le stylet à dessiner. Avant de le mettre sur le cuivre, il faut bien regarder s'il n'est pas trop cuit.

Une fois le dessin tracé, l'on entoure la planche d'un rebord en cire destiné à retenir Feau-forte, que Ton ne doit pas laisser sur le cuivre plus d'une demi-heure. — Si, après cela , on ne trouvait pas la gravure assez creuse, on la recouvrirait d'eau-forte ; puis on la nettoierait soigneusement avec une éponge.

On se sert d'un stylet d'acier trempé pour dessiner sur le vernis, et celui-ci s'enlève en le frottant doucement avec une éponge et de l'huile chaude, afin de ne pas altérer la gravure.

CHAPITAE XXI. 351

Ces planches peuvent se tirer comme celles qui sont burinées.

A la vérité, si ce procédé est facile, comme nous Pavons dit, d'un autre côté, il fournit moins d'épreuves que les gravures au burin.

TRAITA DR L'ORFKVRKRIK.

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