‹ Œuvres completes de Bergier (volume 2)Chapitre 115 sur 183 · GS · texte numérisé non relu

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culières, ious les particuliers intéressés à les conserver, s'y opposeraient de toutes leurs forces. — Il est très-permis de montrer ces abus, d'en désirer la correction, de proposer les moyens de les retrancher ; mais il ne faut jamais argumenter sur des principes taux, ni attribuer le mal à ceux qui n'en sont pas les auteurs. C'est le moyen de décréililer un ouvrage qui pourrait être utile d'ailleurs, de manquer le but auquel on aspire, de fournir des armes aux hérétiques et aux incrédules. N'avons nous pas vu ces derniers reprocher à saint Paul les maximes justes et sages que nous avons citées ci-dessus ? Ils n'ont pas rougi d'écrire que les ministres de l'Eglise ont hérité des apôtres mêmes l'esprit mercenaire et ambitieux dont ils ont toujours été animés. Voy. Bénéfice, Simonie.

CASU1STE, théologien qui a fait une étude particulière de la morale, des lois divines et humaines, des devoirs de l'homme et du chrétien, aGn de se mettre en état de lever les doutes que les fidèles peuvent avoir sur leur conduite, de leur faire sentir la grièvelé de leurs fautes, de leur prescrire ce qu'ils doivent faire pour les réparer. Puisque la morale fait partie essentielle de la théologie, il doit nous être permis de donner quelques réflexions sur ce sujet.

La fonction de casuiste est certainement une des plus difficiles par l'étendue des lumières qu'elle suppose, une des plus importantes par la nature de son objet, une des plus dangereuses à cause des conséquences que peut entraîner une fausse décision. Dans ce genre, le rigorisme oulré ne produit pas des effets moins funestes que le relâchement excessif. Un casu ste fait la fonction déjuge, il ne lui est pas plus permis d'exagérer que de diminuer les obligations que Dieu nous impose. S'il lui arrivait d'exiger de celui qui le consulte une restitution qui n'est pas due, il ne pécherait pas moins grièvement que s'il l'en dispensait mal à propos. — Lorsque les casuistes ont manqué de justesse d'esprit, ou se sont laissé entraîner par le torrent de ceux qui les avjiknt précédés, ils ont eu tort, sans doute ; mais on ne peut guère les accuser d'avoir péché volontairement. Où est l'homme assez insensé pour vouloir risquer son propre salut sans aucun intérêt, en se rendant responsable des péchés d'autrui?

De nos jours les philosophes ont élevé un rri général pour soutenir que la loi naturelle est évidente par elle-même, que la raison nous en découvre infailliblement tous les devoirs. Cependant l'on a fait un assez grand nombre de livres pour savoir si le mensonge officieux est permis ou défendu par la loi naturelle, si l'intérêt de l'argent perçu en vertu du simple prêt est légitime ou usuraire. Où est donc celle évidence prétendue, et la boussole qu'un casuiste doit suivre pour se décider sur ces questions? — On ne doit cependant pas blâmer l'exactitude et même la sévérité des pasteurs de l'Eglise à réprimer, lorsqu'il est nécessaire, la témérité des casuisles ; un de leurs princi-

paux devoirs est de veiller à la conservalion du dépôt de la foi et de la morale.

Mais faut- il approuver de même la chaleuravec laquelle Pascal et d'autres ont poursuivi, vers 1^ milieu du siècle dernier, la morale relâchée de quelques casuistes obscurs? Ils devaient prévoir que les principes de ces auteurs, recueillis en un corps et exposés en langue vulgaire, ne manqueraient pas d'enhardir les passions toujours disposées à s'appuyer de l'autorité la plus fragile. Le scandale que la délation de ces maximes occasionna dans l'Eglise fut peut-être un plus grand mal que celui qu'auraient jamais fait des volumes poudreux relégués dans les ténèbres de quelques bibliothèques monastiques. — En effet, qui connaissait Villalobos, Connink, Llamas, Achosier, Dealkoser, Squilanti, Bizozéri, Iriharne, de Grassalis , de Piligianis , Strevesdorf et tant d'autres? Leurs principes étaient-ils dangereux pour les ignorants et les femmes, qui n'entendent pas la langue dans laquelle ces auteurs ont écrit, pour les gens du monde qui ont oublié le latin, et qui n'ont pas le temps de lire, ou pour des théologiens éclairés et décidés sur ces matières? Il n'est pas nécessaire d'être grand casuite pour juger lequel des deux est le plus coupable, celui à qui il échappe une proposition absurde qui passerait sans conséquence, ou celui qui la remarque et lui donne de l'importance.

Vainement les écrivains d'un autre genre, les prédicateurs de l'irréligion, voudraient ils s'autoriser de ces réflexions pour innocenter leurs propres égarements, pour rendre odieux les théologiens qui les font remarquer et les réfutent. Leurs erreurs, qu'ils publient eux-mêmes, sont d'unetoute autre conséquence que celles des casuistes ; on ne peut excuser les premiers par aucun motif louable; les ouvrages des incrédules ont fait plus de mal en dix ans que tous les casuistes de l'univers n'en ont fait dans un siècle. Voy. Cas de conscience.

CATABAPTISTES. On s'est quelquefois servi de ce nom pour désigner en général tous les hérétiques qui ont nié la nécessite du baptême, surtout pour les enfants. Il est formé de zax«, qui en composition s gnifie quelquefois contre, et de .îâ^rw, laver, baptiser; il signifie opposé au baptême, ennemi du baptême.

Ceux qui ont soutenu cette erreur sont tous partis à peu près du même principe ; ils ne croyaient pas le péché originel, et ils n'attribuaient au baptême aucune autre vertu que d'exciter la foi. Selon eux, sans la foi actuelle du baptisé, le sacrement ne peut produire aucun effet; les enfants qui sont incapables de croire le reçoivent Irèsinutilement. C'est l'opinion des sociniens. D'autres ont posé pour maxime générale quu la grâce ne peut pas être produite dans une âme par un signe extérieur qui n'affecte que. le corps, que Dieu n'a pas pu faire dépendre le salut d'un pareil moyen. Cette doctrine, qui attaque l'efficacité Je tous les sacrements*

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est une conséquence naturelle de la précédente.

Quoique Pelage niât le péché originel, il ne contestait pas la nécessité ou du moins l'utilité du baptême, pour donner à un enfant la grâce d'adoption ; dans un enfant, disait-il, la grâce trouve une adoption à faire, mais l'eau ne trouve rien à laver : Habet gralia quod adoptet, non habft unda (juod abhiat. La notion seule de baptême, qui emporte celle de purification, sufût pour réfuter Pelage; jamais cet hérétique n'a expliqué nettement en quoi il faisait consister la yrdee d'adoption.

CATACOMBE, du grec z«t«, dans, e! xvpfec creux, désigne une cave souterraine pratiquée pour servir à la sépulture des morts. Les catacombes se nommaient aussi cryplœ, cavernes, et cœmeteria, dortoirs.

Selon quelques auteurs, ce nom ne s'est donné autrefois à Home qu'aux tombeaux de saint Pierre et de saint Paul, ou à une chapelle de saint Sébastien, dans laquelle, suivant l'ancien calendrier romain, a été mis le corps de saint Pierre, l'an 258, sous le consulat de Tuscus et de Bassus,

Aujourd'hui l'on appelle en Italie catacombes de vastes amas de sépulcres souterrains qui sont dans les environs de Rome, principalement à trois milles de cette ville, près de la voie Appienne. On croit que ce sont les tombeaux des martyrs ; on va les visiter par dévotion, et l'on en tire des reliques qui sont envoyées dans les divers pays catholiques, après que le pape les a reconnues sous le nom de quelque saint. — Ces catacombes sont de la largeur de deux ou trois pieds, et ordinairement de la hauteur de huit à dit pieds, en forme de galeries qui se communiquent les unjs aux autres, et s'étendent souvent jusqu'à une lieue de Rome. Il n'y a ni maçonnerie ni voûte , la terre se soutient d'elle-même. Les deux côtés de ces rues, qui on sont comme les murailles, serraient, de haut en bas, à mettre les corps des morts. On les y plaçait en long, à trois ou quatre rangs les uns sur les autres, et parallèlement à la rue; on les enfermait avec des tuiles foi t larges et fort épaisses, quelquefois avec des morceaux de marbre, cimentés d'une manière que l'on aurait peine à imiter aujourd'hui. Le nom du mort se trouve quelquefins, mais rarement, sur les tuiles ; ou voit aussi quelquefois une branche de palmier, symbole du martyre , avec ce chiffre , peint ou gravé XP, que l'on interprète pio Ghrittt.

Pour rendre suspectes les reliques tirées des catacombes , plusieurs protestants ont soutenu que ees caveaux étaient destinés à la sépulture des païens; que, quoique les Humains fussent dans l'usage de brûler leurs morts, ils enterraient cependant les esclaves pour évi:er la dépense. Les Humains devenus chrétiens, disent-ils, voyant la vénération que l'on avait pour les relique», et voulant en avoir à leur disposition, entrèrent dans les calaeomb <, mirent à côté des tombeaux ks chiffre; où te» in criptious qu'il leur plut,

et les fermèrent pour les rouvrir dans la suite quand ils en trouveraient l'occasion favorable. Celte supercherie fut ensuite oubliée, jusqu'à ce que le hasard fît ouvrir les catacombes. — Avant d'accuser les Humains chrétiens d'un crime aussi grave, il faudrait avoir des preuves : non-seulement les protestants n'en ont point, mais leurs conjectures sont absurdes. Tous les habitants d'une ville Oiit-ih pu convenir ensemble de commettre une fourberie et une impiété, pour procurer à leurs descendants la satisfaction de distribuer de fausses reliques, sans y avoir aucun intérêt, et sans qu'il se snil trouvé personne qui ait eu assez de probité pour réclamer contre cette supercherie ? On ne commet pas des crimes pour le seul plaisir de les commeitre.

Il est prouvé, au contraire, 1° que l'usage des Romains païens n'était point d'enterrer dans les catacombes les criminels, les esclaves, le bas peuple, mais de les jeter dans de grandes fosses nommées puticuli, et d'y en brûler un grand nombre à la fois; au lieu qu'on brûlait en particulier le corps des personnes considérables, et qu'on renfermait leurs cendres dans des urnes. Les Humains, qui laissaient mourir de faim dans une île du Tibre leurs esclaves vieux ou malades, se sont-ils donné la peine de leur accorder une sépulture honorable dans les catacombes?— 2° Les chrétiens évitaient avec soin d'enterrer leurs morts dans le même lieu que les païens, nous le voyons par l'histoire que le martyr Lucien a faite de la découverte des reliques de saint Etienne. Saint Cyprien fait un crime à Martial, évéque espagnol, d'avoir fait enterrer des enfants dans les tombeaux profanes, et de les avoir mêlés avec des étrangers. Nous sommes donc certains qu'il n'y a eu aucun païen enterré dans un cimetière destiné à la sépulture des chrétiens. — 3° Il est incontestable que les calacombes ont servi aux assemblées chrétiennes dans les temps de persécution, et par la même raison à la sépulture des martyrs, que l'on était obligé d'enterrer avec le plus grand secret. L'usage constant a été de célébrer les saints mystères sur les reliques des martyrs, elles fidèles, par dévotion, désiraient d'être inhumés à côté de ces précieux dépôts. L'hisloireecclésiasliqueet lesacles des martyrs font mention des défenses faites aux chrétiens par les persécuteurs de tenir leurs assemblées dans les cimetières. Ils n'auraient pas voulu les tenir parmi les tombeaux des païens. — V' Prudence, saint Paulin et d'autres, attestent que les catacombes de Home renfermaient les corps de plusieurs milliers de martyrs ; ce faii est encore attesté par des inscriptions, dont l'une fait mention de cinq cent cinquante martyrs enterrés ensemble, une autre de cent cinquante. Saint Jérôme dit que dans sa jeunesse il avait coutume de vis, 1er les catucon.bcs le dimanche {lu Iizecfi. xl). Ces saints lieux n'ont donc jamais été oubliés ni perdus de vue, cl l'on savait au iv siècle qu'ils renfermaient des martyrs cl non des païens. —

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5° Un grand nombre de ces tombeaux de martyrs sont reeonnaissables par des inscripiions et par d'autres symboles, par le monogramme de Jésus-Christ XP, par la figure du bon pasteur, par des palmes, par les fioles ougobeleis de sang mis avec leurs corps, etc. — 6° L'on ne peut assigner le temps auquel on suppose que les catacombes ont été malicieusement fermées par les Romains, pour donner lieu à une erreur dans la suite. Pendant les persécutions, les chrétiens s'en sont servis pour leurs assemblées et pour les sépultures; lorsque la paix a été rendue à l'Eglise, elles ont été visitées par dévotion. Si on les a fermées lorsque les barbares onl saccagé Rome, ce n'a pas été par fourberie, mais pour prévenir les profanations. Lorsque la tranquillité a été rétablie, on n'avait pas oublié ce que les auteurs ecclésiastiques en avaient dit au iv" siècle. — Les conjectures des protestants, de Burnet, de Missot). de Spanheim, de Basnage, etc. sont donc fausses à tous égards.

De ces observations l'on peut conclure, avec toute la certitude possible, que les os tirés des catacombes sont des reliques, ou des martyrs, lorsque cela est ainsi attesté, ou des premiers fidèles. Quoique ceux-ci n'aient pas tous été des saints, quand on connaît les mœurs de l'Eglise primitive, et la disposition dans laquelle étaient les premiers chrétiens de mourir pour leur foi, on ne peut pas disconvenir que leurs reliques ne soient dignes de vénération. — Si quelques lecteurs catholiques se sont laissé séduire par les soupçons et par les conjectures malignes des protestants sur ce sujet, c'est qu'ils n'ont pas examiné la question d'aussi près que l'ont fait les critiques et les antiquaires de Rome. On peut voir dans les Vies d s Pères, des Martyrs,» te, tome IX, pag. 085 et suiv. , les preuves détaillées des faits que nons avons allégués.

Les catacombes de Naples peuvent être un objet de curiosité pour les voyageurs, mais elles ne fournissent aucune nouvelle réflexion à faire sur les reliques que l'on lire de celles de Rome.

CATAPHRYGES ou CATAPHRYG1ENS.

Voy. Mo.NTANISTES.

CATARACTE. Voy. Déluge.

CATÉCHÈSE, du grec /«T«x>3!7tf,môf rwc/i'on; catéchisme a la même étymologie et le même sens. C'est l'instruction que l'on donnait à ceux qui voulaient embrasserlechristianismc et recevoir le baptême; le catéchiste est celui qui était chargé de celle fonction.

Dans les premiers siècles, l'usage n'était point de mettre par écrit les dogmes et les pratiques du chrisliauisme;il aurait été à craindre que ces écrits ne vinssent à tomber entre les mains des païens, qui eu auraieut abusé et les auraient tournés en ridicule, parce qu'ils n'y auraient rien compris. Mais on n'eut jamais l'imprudence de donner le baptême aux juifs ni aux païens, sans leur avoir enseigné auparavant les dogmes qu'il fallait croire et la murale qu'il fallait pratiquer. — Ainsi l'a\ ait ordonne Jésus-Christ ;

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iîdit à ses apôtres d'enseigner toutes les nations, et de les baptiser ensuite (Matlh. xxvn:, 19). Il en avait donné l'exemple, les apôtres l'ont suivi ; les Pères de l'Eglise, les évêques, les pasteurs, onl rempli ce devoir dans tous les siècles, avec plus ou moins d'exactitude et de succès. Dans tous les temps les conciles ont exhorté les ecclésiastiques à lu remplir, et leur en onl fiit un devoir rigoureux : le concile de Trente en a renouvelé les lois, sess. 2i, de Reform., c. 7. Mais il n'est prouvé par aucun ancien monument que l'instruction des néophytes ail consolé à leur faire lire l'Ecriture sainte, comme Mosheimet d'autres protestants l'imaginent, selon le préjugé de leur secte. Les incrédules, au contraire, accusent les premiers chrétiens d'avoir caché leurs livres avec le plus grand soin : autre prévention qui n'est pas mieux fondée.

C'est donc une injustice de la part des incrédules de vouloir persuader que le christianisme s'est établi dans les ténèbres, par séduction et par artifice, que les premiers fidèles onl cru sans preuves et sans motifs, ontreçule baptême sans savoiràquoi ils s'engageaient. La rigueur des épreuves auxquelles on les soumettait, n'était certainement pas un piège tendu pour les séduire. Aucune religion n'a imposé à ses ministres une obligation aussi étroite d'instruire les ignorants, et ils n'ont négligé ce devoir dans aucun temps. Leurs anciens ennemis, Celse et d'autres, leur ont reproché la passion du prosélytisme, ceux d'aujourd'hui leur en font encore un crime, ils n'en rougiront jamais. Voy. Ecoles Chrétiennes.

CATÉCHISME. C'est non-seulement l'instruction que l'on donne aux enfants ou aux adultes pour leur apprendre la croyance et la morale du christianisme, mais encore le livre qui renferme cette instruction. Comme les évêques ont été établis par Jésus-Christ pour enseigner les fidèles, c'est à eux de dresser et de donner à leurs diocésains le livre que nous appelons catéchisme. Celui qui a été fait par ordre du concile de Trente a été le modèle sur lequel on a formé la plupart de ceux dont on se sert aujourd'hui dans l'Eglise catholique. L'uniformité de la doctrine enseignée dans tous ces livres élémentaires est une preuve irrécusable de l'unité de foi qui règne dans toute celte Eglise. Si quelquefois des évêques ont essayé d'y émettre des opinions qui n'appartiennent point à la foi catholique, ordinairement cette témérité a été mal accueillie ; ils ont trouvé, de la part de leur clergé et de leurs ouailles, une résistance à laquelle ils ne s'attendaient pas. Preuve qu'ils ne sont pas les maîtres de changer, quand ils voudraient, la foi de leur troupeau.

Dans la plupart des catéchismes faits par les protestants, ils ont eu soin d'y mettre des accusations contre l'Eglise romaine, afin d'inspirer aux enfants, dès le berceau, des préventions et de la haine contre le catholicisme. Mus moJérés qu'eux, nous n'apprenons point aux cnfauls à détester ceux qui ïont dans

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l'erreur; nous voudrions pouvoir leur laisser ignorer qu'il y a des hérétiques au monde.

De lotis les livres, le plus difficile à faire est peut-être un bon catéchisme: c'est un abrégéde théologie ; plus un homme est instruit, mieux il sent celle difficulté.

CATÉCHISTE, ecclésiastique chargé d'enseigner aux catéchumènes les premiers éléments de la religion, et de les disposer à recevoir le baptême et les autres sacrements.

Comme il est rare aujourd'hui de baptiser les adultes, la fonction de catéchiste se borne à instruire les enfants des vérités de la religion, à les disposer ainsi à recevoir les sacrements de confirmation, de pénitence et à faire leur première communion. — Si cette fonction est communément confiée à de jeunes ecclésiastiques, ce n'est pas qu'elle soit très-aisée à bien remplir ; elle exige une netteté d'esprit, une prudence et une patience singulières; mais c'est que les moyens d'instruction sont si multipliés p irmi nous que l'un peut toujours suppléer à l'autre.

CATÉCHUMÉNAT, CATÉCHUMÈNE. Un catéchumène est une personne qui désire de recevoir le baptême, et qui se fait instruire dans ce dessein. Dans l'Eglise primitive, cela se faisait avec beaucoup de précaution et avec cérémonie.

« Celui qui élait jugé capable de devenir chrétien, dit M. Fleury, était fait catéchumène par l'imposition des mains. L'évéque ou le prêtre le marquait au front du signe de la croix, en priant Dieu qu'il profilât des instructions qu'il allait recevoir, et qu'il se rendît digne de parvenir au saint baptême. Il assistait aux sermons publics , auxquels les infidèles même étaient admis. Le temps du catéchuménat élaitordinairement de deux ans, mais on le prolongeait ou on l'abrégeait suivant les progrès et les dispositions du catéchumène. On ne regardait pas seulement s'il apprenait la doctrine, mais s'il corrigeait ses mœurs, et on le laissait en cet étal jusqu'à ce qu'il fût entièrement converti. » ( Mœurs desChrét., lit. 2.)

Les catéchumènes étaient distingués des fidèles, non-seulement par le nom qu'ils portaient, mais par la place qu'ils occupaient dans l'église. Ils étaient avec les pénilenls, sous le portique ou dans la galerie intérieure de la basilique. On ne leur permettait point d'assister à la célébration des saints mystères, mais immédiatement après l'évangile et l'instruction, le diacre leur criait à haute voix : lie, calechummi :missa est; rclirez-vous, catéchumènes, on vous ordonne de sortir. Celle parliemêmedc la messe s'appelait la messedes catéchumènes. Il paraît, par un canon du concile d'Orange, qu'on ne leur permettait pas de faire la prière avec les fidèles; on leur donnait du pain bénit, nommé par crlte raison le pain des catéchumènes, comme un symbole de la communion à laquelle ils pourraient un jour être admis.

Il y avait plusieurs ordres ou degrés de catéchumènes; mais le nombre et la distinction de ces ordres n'ont pas été constants ni les mêmes partout* Les auteur! grecs en disliu-

guenl deux classes, l'une de catéchumènes imparfaits, l'autre de parfaits ou capables d'être admis au baptême; ils nomment les premiers écoutants, audientes, le* second, agenouillés, genuflectentei ; ils disent que ces derniers assistaient aux prières et fléchissaient les genoux avec les fidèles, mais que les premiers ne restaient dans l'église que pour alisier à la lecture de l'évangile et au sermon. — Le cardinal Bona en dislingup quatre degrés, les écoutants, les agenouillés, les compétents, et les élus, audientes, g enu fie cl entes, compétentes, electi. M. Fleury n'en connaît que deux, les auditeurs et les compétents ; d'autres les réduisent à trois : preuve que cetle discipline n'était pas uniforme.

On recevait les catéchumènes par l'imposition des mains et par le signe de la croix ; dans plusieurs églises on y joignait les exorcismes, les cérémonies de souffler sur le visage ; d'appliquer de la salive aux oreilles et aux narines, de faire une onction sur la poitrine et sur les épaules, de mettre du sel dans la bouche. Ces cérémonies, dont le sens est expliqué dans nos catéchismes, sont encore observées aujourd'hui dans l'adminislralion du baptême, même pour les enfants ; autrefois elles le précédaient de quelques jours, lorsqu'on ne baptisait qu'aux fêtes solennelles. Selon Tertullien, on donnait aussi du lait et du miel aux catéchuînènes avant de les baptiser, symbole de leur renaissance en Jésus- Christ, et de leur enfance dans la foi ; c'est dans ce sens que saint Augustin a nommé sacrement ou mystère cette cérémonie ; on la nommait au^si le Scrutin. Voy. ce mot.

On a fait observer le catéchuménat dans I. s Eglises de l'Orient et de l'Occident, au-si longtemps qu'il y a eu des infidèles à convenir, par conséquent dans l'Occident jusqu'au vme siècle. Dans la suite on n'a plus observé cette discipline aussi exactement à l'égard des adultes qui demandaient le baptême, parce que l'on n'avait plus les mêmes dangers à craindre que dans les siècles précédents. — Mais il n'est pas inutile d'en conserver la mémoire ; il en résulta non-seulement que l'on a toujours eu grand soin d'instruire ceux qui voulaient embrasser le christianisme, mais que l'on a toujours craint qu'après avoir élé baptisés ils ne déshonorassent par une une vie païenne la sainteté de noire religion. C'est une preuve de plus pour réfuter les incrédules anciens ou modernes, qui ont osé dire que les premiers fidèles étaient un amas d'ignorants ou d'hommes flétris par de mauvaises moeurs.

Le catéchuménat était donc une épreuve et une précaution que l'on avait jugée nécessaire pour ne point admettre dans la société chrétienne de sujets mal instruits, vicieux, mal affermis, capables d'abandonner leur foi cl de la renier au moindre péril ; peut-être de calomnier l'Eglise auprès des persécuteurs. — La durée de celte épreuve ne fut pas la même dans tous les temps ni dans to is les lieux ; le concile d'Elvire, en Espagne, tenu vers l'an 300, décida qu'elle durerait deux ans ; Juslinicu orJonua la même chose

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pour les juifs qui voudraient se convertir. Le concile d'Agde, l'an 508, n'exige pour eux que huit mois d'instruction. Les constitutions apostoliques, plus anciennes que ce concile, avaient demandé trois ans de préparation avant de recevoir le baptême, liv. vin, c. 32. Quelques-uns ont cru que le temps du carême suffisait. Dans des circonstances pressantes on abrégeait encore ce terme. Socrate, parlant de la conversion des Bourguignons, dit qu'un évêque des Gaules se contenta de les instruire pendant sept jours. Si un catéchumène se trouvait subitement en danger de mort, on le baptisait sur-le-champ. En général, on laissait à la prudence desévêques de prolonger ou d'abréger le temps de l'instruction et des épreuves, selon le besoin et les dispositions qu'ils voyaient dans les catéchumènes. (lmigham,0rt<y. ecclés., t. IV,l.x,c. 1, § 5; Morin, de Pœnit. ; Laubépine, Observations sur les anciens rites de l'Eglise ; Fleury, Mœurs des chrétiens et Histoire ecclésiast.; Ane. Sncram., i.e part., t. III, p. 2, etc.)

CATHAHES, du grec >.«0xf ô,-, pur; nom que se sont attribué plusieurs sectes d'hérétiques, surtout les a pat ac tiques ou renonçants, qui étaient une branche des encratites. Quelques monlanistes se parèrent ensuite du nom de cathares, pour témoigner qu'ils n'avaient point de part au crime de ceux qui niaient la foi dans les tourments; qu'au contraire i's refusaient de les recevoir à pénitence : sévérité injuste et outrée. Pour la justifier, ils niaient que l'Eglise eût le pouvoir de remettre les péchés; ils portaient des robes^ blanches, pour montrer, disaient-ils , par leur habit, la pureté de leur conscience. No va tien, prévenu de la même erreur que les montanisles, donna aussi le même nom à sa secte, et quelques anciens ne la nomment pas autrement.

Par ironie, l'on a nommé cathares différentes sectes d'hérétiques qui firent du bruit dans le xir siècle ; les albigeois, les vaudois, les patarins, les colereaux et autres, descendants des henriciens, de Marsille, de Tendèuie, etc. Ils furent condamnas dans le me concile de Latran, tenu l'an 1179, sous Alexandre III. Les puritains d'Angleterre se sont enfin décorés du même litre.

C'est ordinairement sous un masque de réforme et de venu que les hérésiarques ont séduit les simples et se sont fait des partisans; mais une affectation de régularité, qui a pour base l'esprit derévolle etropiniâtrelé, n'est pas ordinairement de longue durée ; souvent ce n'est qu'un voile pour cacher de véritables désordres ; les nova'eurs, devenus les maîtres, ne sont plus les mêmes que lorsqu'ils étaient encore faibles. Tant d'exemples de celle hypocrisie, qui se sont renouvelés depuis la naissance de 1 Eglise, auraient dû détromper les peuples; mais ils sont toujours prêts à se laisser prendre au même piège.

CATHAR1STES ou purificateurs, secte de manichéens, sur laquelle les autres rejetaient les ordures et les impiétés qui se commettaient dans la prétendue consécration de leur eucharistie. (Saint Augustin, Uœr. hG ; saint Léon, Episl. 8.J

* CATHEDRA (Ex). On désigne par cette expression les acles du souverain pontife agissant comme chef de l'Eglise.

« Le pape, dil Grégoire XVI (Triomphe du Saint- Siège), peut parler comme chef de l'Egli>e et comme docteur privé; celte distinction n'a rien de contraire à la primauté. Pour éviter de confondre ces deux qualités et parer aux désordres que celle confusion pourrait occasionner dans l'Eglise, il faut qu'il y ail des notes claires el non douteuses, auxquelles on puisse reconnaître les c:is où le pipe prononce solennellement, c'est-à-dire ex cathedra, el ceux où ses décisions n'ont pas ce caractère. L'existence de ces notes esl démontrée tout à la fois et p >r la réalité de la distinction que nous venons d'établir, et parla certitude du désordre que leur défaut oïdsionnerait inévitablement dans l'Eglise, désordre essentiellement opposé à la fin pour laquelle la primauté a été établie. Or ces noies sonl nu intrinsèques, ou extrinsèques; les unes sont propres aux définitions mêmes, les autres dépendent de la coutume de l'Eglise. Parmi les premières , voici les principales, qui ne sont que des conséquences nécessaires de la nature el de la fin de la primauté : 1" Pierre a été établi par Jésus-Christ chef de son Eglise, pour conserver l'unité de la foi ; donc le point défini par le pape doit appartenir à la foi ; 2° le pape définit un point de foi pour tracer aux fidèles la règle infaillible de leur croyance el ne plus leur laisser ni doute, ni perplexité , ni inquiétude ; son jugement doil donc annoncer que ses propres pensées sont elles,- mêmes bien fixées et arrêtées sur ce point; 5° le pape est le prince et le chef de toute l'Eglise, el la foi est d'un iniéiêt universel pour ele; lors donc que le pape décide comme chef, il doit faire connaître sa décision à l'Eglise, 4° il doil donc, dans cette décision, parler à l'Eglise, et par conséquent l'adresser à l'Eglise elle-même; 5* le souverain ponlife définissant exerce l'office de juge : c'est en cette qualiié qu'il détermine l'objet de foi et qu'il commande à la volonté d'y soumettre l'intellect, et non comme un simple théologien , dont l'office est uniquement de convaincre la raison; il faut donc que les tenues dans lesquels la définition esl conçue inonireni dans le pape l'iniention de commander absolument el en venu de sa supcême autorité l'acte de foi sur cet article déterminé. Cependant, pour juger si le pape prononce comme juge ou s'il parle comme théologien, il ne faut pas seulement considérer la nature et la qualité de l'objet dont il est question ; cela dépend encore de sa volonté : il y a donc certaines formules établies et déterminées par un usago constant de l'Eglise el des papes, pour faire connaître d'une manière précise à mute la chrétienté les jugements suprêmes et définitifs, et la peine conséquemuient encourue par les réfractaires ; si le pape omet celle formule, sans indiquer suffisamment que, malgré cette omission, il entend el vent définir en sa qualité de souverain ponlife et de juge de la foi, il faut en conclure qu'il n'a pas prononcé son jugement en celte qualité, p iree qu'il doit s'accommoder a l'intelligence universelle. La principale de ces formalités consiste à qualifier d'héiétique la doctrine contraire, ou à fulminer ïanalhème contre ceux qui la professeraient dans la suite. On ne devra donc pas regarder comme définitifs les jugements du pape où ne se trouve pas cette formule ou quelque chose d'équivalent, ni croire qu'il ail entendu et voulu, en les rendant, exercer sa primauté d'autorité. Au reste, cette dernière note esl purement extrinsèque. »

CATHÉDRALE, église épiscopale d'un diocèse ; ce nom a été tiré du mot cathedra, siège d'un évêque. Dès l'origine de l'Eglise, pendant la célébration des saints myslères, l'évêque présidait au presbytère ou à l'assemblée des prêtres ; il était assis sur une espèce de trône ou do s'ége plus élevé que les ieursj

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c'est ainsi que saint Jean, dans l'Apocalypse,

représente une assembler chrétienne [iv, 2). De là est venu l'usage de désigner la dignité d'un é»êque par le nom de chaire ou de siège, cathedra; de célébrer même les fêtes de la chaire de saint Pierre à Antioche et à Home; d'appeler église cathédrale, l'église ou l'assemblée principale à laquelle l'évêque préside.

Mais ce nom, employé pour désigner un édifice ou un temple «'ans lequel un évêque célèbre ordinairement, n'est pas fort ancien ; il n'a été usité en ce sen* que dans l'Occident, et depuis le Xe siècle. Quoique les cb recensaient eu la libertéde bâlirquelques lieux d'assemblée dès la fin du nr, sous le règne de Dioclélien, il paraît que l'on commença scuement à bâtir de grandes églises sous Constantin, lorsqu'il eut permis le libre exercice du christianisme ; et dans tout l'Orient ces églises, dans lesquelles l'évêque célébrait, étaient appelées la grande église, i église épiscopale, i 'église de la ville, ou simplement l'église; et l'on nommait basiliques les églises particulières érigées à l'honneur des martyrs ou d'autres saints.

Plusieurs autres espagnols, qui ont écrit sur l'antiquité de leurs églises cathédrales, ont prétendu qu'il y en a eu qui dataient du temps des apôtres ; mais cette prétention n'est fondée sur aucune preuve solide.

CATHOLIQUE ; ce terme dérivé du grec zaOoXov, partout, signifie universel. L'Eglise est nommée catholique, non-seulement pour marquer qu'elle est répandue par toute la terre, chez toutes les nations, mais pour exprimer la profession qu'elle fait de croire et d'enseigner partout la même doctrine, de prendre pour règle de sa foi l'universal.té de croyance, qui est suivie dans toutes les socié es particulières dont elle est cooiposée. Tel est le earacîère qui distingue la véritable Eglise de Jésus-Christ d'avec les sectes qui se soûl séparées d'elle.

C'est l'idée qu'en donnait saint Irénée dès la fin du u€ siècle. « L'Eglise, dit-il, quoique dispersée par tout le monde, conserve avec le plus grand soin la foi et la doctrine qu'elle a reçues des apôtres et de leurs disciples. Semblable à une seule famille qui n'a qu'un cœur, qu'une âme, qu'une même voix, elle croit, enseigne et prêche partout de même, d'un consentement unanime. Malgré la distance des lieux et la diversité des langues, la tradition est uniforme partout, etc. » (Adv. Jlœr.,\\v. i, c. 10, n. 1 et 2.) Saint Augustin n'a fait que copier celte notion, en écrivant conlre lesdonalistes (De Unit. Eccles., n.5fi; Tract. 3 in Episl. Joan.). Tei tullien cl saint Cyprien s'en étaient servis avant lui pour réfuter les hérétiques. Tel est aussi le sens que M. llossuel donne au mot catholique {Première Jnst. past. sur les promesses de l'Eglise, n.29).

Quelques auteurs ont prétendu que Théodose le Grand é;ait le premier auliur de celle dénomination, qu'il y avait donné lieu en ordonnant, par un édit, que le litre de ca~ tholique lût attribue par préférence aux Egli-

ses qui suivaient les décisions du concile do Nicéc. Vossius pense que ce mot n'a été mis dans le symbole qu'au ine siècle. Mais ces deux opinions sont insoutenables. Dans la lettre des fidè'es de Smyrne louchant le martyre de saint Polycarpe, qui est de l'an 160, il est parlé de l'Eglise cath<lique; dans Eusèbe, liv. iv, c. 15. Valois, dans ses notes sur Vffist. ecclés. d'Eusèbe, liv.vm, observe que le nom de catholique a été donné à l'Eglise dès le temps le plus voisin des apôtres, pour la distinguer des sociétés hérétiques qui s'étaient séparées d'elle. En effet, saint Ignace, plus ancien que saint Polycarpe, a dil, dans sa lettre aux fidèles de Smyrne , n° 8 : « Où est Jésus Christ, là se trouve l'Eglise catholique. » Au commencement du ue siècle , Celse nommait déjà l'Eglise catholique la grande Eglise , pour la distinguer des sectes hérétiques. (Orig., contre Celse, 1. v, n°59). Saint Cyrille et saint Augustin observent que les hérétiques mêmes et les schismatiques donnaient ce nom à la véritable Eglise dont i s s'étaient séparés , et les orthodoxes la désignaient par le nom de catholique tout seul, catholica. — En effet, aucune secte hérétique n'a jamais voulu s'aslreindre à professer la doctrine catholique ou universelle , la doctrine uniformément enseignée par toutes les sociélés particulières qui composent la grande Eglise. Loin de se soumettre à cette condition commune comme à une règle de foi , elles ont toujours fait un crime de cette méthode à l'Eglise romaine; hérésie et catholicité sont deux termes contradictoires : le premier désigne une doctrine dont on a fait un choix particulier;, le second, une doctrine professée partout, (lîossucl, première Instruction pastorale sur les promesses de l'Eglise, n°s 23, 29.) — Ainsi , lorsque nous disons dans le symbole: Je crois la sainte Eglise catholique , nous entendons : Je crois que la véritable Eglise de Jésus-Christ est celle qui fait profession d'enseigner la doctrine universellement reçue depuis les apôtres dans toutes ses sociélés particulières qui forment cette grande société. Ce caractère n'est pas difficile à discerner ; l'Eglise romaine est la seule qui se l'aliribue ; toutes les sectes d'hérétiques, loin d'y prétendre, le lui reprochent comme une erreur. Dans l'article Catholicisme, nous prouverons que ce caractère est essentiel à la religion de Jésus-Christ, et Bossuct l'a démontré (Ibid.).

Nous ne savons pas ce que peut entendre un protestant, lorsqu'il dit , en récitant le svinliole des apôtres: Je crois la sainte Eglise catholique, ni en quel sens il peut al'ritiuer ce litre à la société particulière dont il est membre. Celle société n'est ni la plus étendue de toutes les communions chrétiennes , ni la plus ancienne; elle n'a aucune relation ni avec l'Eglise grecque scliismaliquc , ni avec aucune des aulres Eglises orientales; toutes ces sociétés s'accordent avec l'Eglise catholique à condamner les protestants»

M.Bossuet observe 1res -bien que quand on dil : Je crois la suinte Eglise calholi^utt

CAT

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