OF.CO
* ODIN, la grande divinité des peuples du Nord. Il est important de connaître la mythologie des peuples Scandinaves pour comprendre comment toutes les traditions tendent vers le même but, la connaissance des vérités primitivement révélées et crues par le genre humain. Nous engageons vivement nos lecteurs à lire dans les Démonstrations évangéliques, publiées par M. l'abbé Migne, tom. XIII, col. 1 160, le chapil.re de la Scandinavie dans l'ouvrage du savant Sclunitt, intitulé : la Rédemption annoncée par les traditions. Us y trouveront les aperçus les plus intéressants sur ie culte rendu à celte gramle divinité, et sur les dogmes divers qui constituaient la mythologie des peuples du Nord.
ODON (saint), second abbédeCluny, mort l'an 9i8, a laissé un abrégé des morales de saint Grégoire, trois livres sur le sacerdoce, des sermons et des hymnes à l'honneur de saint Martin ; ces ouvrages sont dans la Bibliothèque de Cl uny. Ces deux écrivains ne méritent point le mépris que Mosheim a témoigné pour leurs ouvrages.
OECONOM1E, terme qui, formé du grec oixovofua, signifie à la lettre, gouvernement d'une maison ou d'une famille. Saint Paul (Ephes. i, 10 ; m, 2, etc.) s'en est servi pour désigner le gouvernement que Dieu a daigné exercer sur son peuple ou sur son Eglise; conséqiemmentles écrivains ecclésiastiques et les théologiens distinguent deux économies, l'ancienne qui est la loi de Moïse, et la nouvelle qui est l'Evangile. Une des dispositions de celle-ci, selon l'Apôtre, est que les genlds sont devenus cohéritiers des promesses de Dieu en Jésus-Christ, et membres d'une même famille avec les Juifs; mystère que Dieu n'avait pas fait connaître , du moins clairement, dans les siècles précédents {Ephes. m, 5; Coloss. i, 26).
Plusieurs critiques, protestants ou incrédules, ont fait grand bruit de ce que saint Jérôme, en disputant contre ses adversaires, a fait profession de parler par économie, c'est-à-dire de ne pas toujours écrire ce qu'il pensait, mais ce qui lui paraissait le plus propre à réfuter les raisonnements qu'on lui opposait, ou à les esquiver. Il s'est autorisé de l'exemple non-seulement des Pères plus anciens que lui, mais des auteurs sacrés, de Jésus-Christ même et des apôtres, en particulier de saint Paul. Barbeyrac dit que saint Jérôme s'est vanté ouvertement de soutenir le pour et le contre, selon les gens avec lesquels il avait affaire, et d'employer indifféremment les raisons bonnes ou mauvaises, selon qu'il en avait besoin pour se tirer d'affaire dans la dispute. Mais il prétend que les auteurs sacrés n'ont rien fait de semblable. « 11:5 ont quelquefois employé, dit-il, de ces arguments personnels que l'on appelle ad hominem, et ils l'ont pu faire sans préjudice, ni des véritables raisons sur lesquelles ils insistaient principalement, ni de leur propre sincérité... Lorsque l'on a prouvé d'ailleurs par de bons arguments la vérité d'une opinion importante, il est très-permis, et c'est une prudence charitable, si l'on voit que ceux avec qui l'on a affaire sont prévenus de certaines opinions peu solides, mais innocentes dans le fond, de s'en servir pour leur
GECU 107Î
dessiller les yeux et pour les disposer à être frappés des autres raisons qu'on leur oppose Lorsque Jésus-Christ vint au monde,
les Juifs croyaient voir des prédictions du Messie dans plusieurs endroits de l'Ancien Testament , qui nous paraissent avoir un tout autre sens; il y avait parmi eux des explications allégoriques généralement reçues; la version des Septante donnait à plusieurs passages un sens différent de celui qu'ils ont dans l'original. Comme il n'y avait rien dans tout cela qui tendit à établir des erreurs, les apôtres ne firent pas difficulté de s'en servir pour ménager la faiblesse de leurs auditeurs ; mais ce n'était ni par un esprit de dispute, ni pour vaincre à quelque prix que ce fût, ni pour éviter ou tendre des pièges, qu'ilsy ont eu recours, » au lieu que, selon Barbeyrac, saint Jérôme est tombé dans ces défauts. On comprend aisément que les incrédules n'ont pas manqué de se prévaloir de cette apologie; ils ont soutenu que Jésus-Christ et les apôtres sont coupables de toutes les fautes que Barbeyrac reproche à saint Jérôme et aux autres Pères ; que tous, sans exception, ne se sont fait aucun scrupule de dire des injures à leurs adversaires, de leur tendre des pièges, d'employer des raisons bonnes ou mauvaises, de citer les prophéties dans un sens faux , d'autoriser , par leur exemple, les fausses explications de l'Ecriture sainte, en un mot de parler contre leur pensée, et de mentir pour une bonne fin; et, pour le prouver, ils ont cité les exemples mêmes indiqués par Barbeyrac. C'est ainsi que les protestants , pour satisfaire leur haine contre les Pères de l'Eglise, n'ont jamais hésité de compromettre la sincérité et la bonne foi des auteurs sacrés. Dans les art. Saint Jérôme, Saint Paul, Prophéties, etc., nous avons soin de réfuter les accusations des uns et des autres.
On dit qu'il ne serait pas permis en justice de f*ir»3 ce qu'ont fait les écrivains sacrés et les Pères de l'Eglise, ni de parler comme eux. Cela est faux; il est très-permis à un accusé confronté à un témoin, de se servir des faits vrais ou faux allégués par ce témoin, pour le confondre et rendre son témoignage nul ; il n'est pas moins permis à un avocat d'employer les raisons et les arguments faux mis en avant par son adversaire, pour le réfuter.
Les protestants ont d'autant plus mauvaise grâce de condamner cette méthode, que leurs fondateurs et les controversistes n'ont jamais manqué de s'en servir dans toutes leurs disputes contre les théologiens catholiques. On les a convaincus plus d'une fois d'une infidélité et d'une mauvaise foi dont les Pères de l'Eglise ne se sont jamais rendus coupables; et les incrédules ont tous porté ce vice à un excès dont on n'avait point encore vu d'exemple. Voy. Pères de l'Eglise.
OECUMÉNIQUE signifie général ou universel, du grec otxovpjvïj la terre habitée ou habitable, par conséquent toute la terre. Ainsi l'on appelle concile œcuménique celui auquel tous les évoques de l'Eglise catholi-
OECb