‹ Œuvres completes de Bergier (volume 4)Chapitre 1 sur 219 · Oeuvres completes de Bergier · texte numérisé non relu

Oeuvres completes de Bergier

D'après Wê îles lois providentielle! qui i égiei ul le rr. inde , rarement le* oeuvrai au-dessu« ae l'ordinaire ae Ton; aana contradiction* plu on moins foricseï nombreuses. Les Ateliers Catholiques ne poaralenl guère échapper à ce cachet divin de leur utilité. Tentât on i nié leur existence ou i<-ur importance; tantôt en » dit qu'il» étalent feraaéi nu qu'Ile allaient l'être. Cependant lia poursuivent leur carrière députa SI ans, et lee production* qui eu sortent deviennent de plus en plut grave* et soignée* . aussi parait-il certain qu'a moins d*éi énemenl* qu'aucune prudence humaine ne saurait prévoir ni empêcher, ce* tleliera ne k'- lèrmeronl que quand la Bibliothèaue du CL ertninée en se* 2,000 volume* in-l°. Le passé parait un lAr gar ni de l'avenir, pour ce qu'il y a à espérerou .1 rjlndre. Cependant, parmi le* calomnie* auxquelles ils se sont trouvés en Lutte, n en est deux qui ont été ceoli 1. tellement répelées, parce qu'étant plu* eapl taies, leur effet entraînait plus de eonaéquences. Le petite et ignare ' lucurrnnls se sont donc acharnée, par leui 101 respoudance ou leurs voyageurs, a replier partout que nos Editions 1 nient mal corrigée*, et mal imprimée* Ne pouvant attaquer le fond des Ouvrages, qui, pour la plupart, ne som inte les chefs-d'œuv re «lu Catbo iciame reconnu* pour tels dans tous les temps et dans tous les pays, il fallait bien m' rejeter sur la forme dans ce qu'elle a de plus sérieux , la correction et l'impression ; en effet, ies chek-d œuvre même n'auraient qu'une demi-valeur, si le texte en était inexact ou illiaib e Il est très-vrai que, dans le principe, on succès toool dans les fastes fie la Typographie avant forcé l'Editeur de

recourir aux mécanîqui s, afin de marcher (dus rapidement et de donner les ouvrages a moindre prix, quatre volumes du double Cours d'Ecrilure sainte et de Théologie furent tirés avec la correction insuflisanle donnée dans les imprimeries à presque tout ce qui s'édite; il est \r;ii aussi qu'un certain nombre d'autres volumes, appartenant à diverse* Publication*, lurent Imprimé* ou trop noir ou trop blanc Haie, depuis ce* tempe éloignés, les mécaniques oal cédé le travail aux presses à bras, cl l'impression qui en sort, sans être du luxe, attendu que le luxe jurerait dans des ouvrages d'une telle nature, est parfaitement convenable sous tous les rapports. Quant à la correction, il est de fait qu'elle n'a jamais été portée si loin dans aucune édition ancienne ou contemporaine. Lt comment en sera:l-il autrement , après toutes les peines et toutes le* dépense* que nous subissons pour ai river à purger nos épreuve* de

toutes lames? l. habitude, en typographie, même dans le* meilleure* maisons, est de ne corriger que deux épn et d'en conférer une troisième avec la seconde, sans avoir préparé en rien lf manuscrit de I auteur.

Dans les Ateliers Catholiques Ja différence est presque incommensurable. Au moyen de correcteurs blanchis sous !>■ harnais et dont le coup d'util typographique est sans pillé pour les fautes, on commence par préparer la copie d'un bout ii l'autre sans eu excepter un seul mot. On lit ensuite en première épreuve avec la copie ainsi préparée. On lit «mi seconde de la même manière, mais en collationnant avec la première. On fait la même Chose en tierce, en collali'Minant avec la seconde. On agit de même en quarte, en collationnant avec la tierce. On renouvelle la même opération en quinte, eu collationnant avec la quarte. < es collalionncinenls ont pour but de voir si aucune des faute* signalées au bureau par MM. les correcteurs, sur la marge des épreuves, n a échappé à MU. les corrigeur* sur le marbre et le métal. Après ces cinq lectures emièrss contrôlée* l'une par l'autre, el en dehors de la préparati u ci-dessus mentionnée. vient une révision, ei souvent il en vient deux ou trois; puis l'on cliché. I.e clichage opéré, pai conséquent la pureté du texte se trouvant immobilisée, on fait, avec la copie, une nouvelle lecture d'un bout de repreuve à l'antre, on se livre à une nouvelle révision, et le tirage n'arrive qu'après ce* innombrables précautions.

Aussi y a l il à Monlrouge des correcteurs de toutes les nations et en plus grand nombre que dans vingt-cinq imprimeries de Paris réunies ! Aussi encore, la correction y cnùic-l-clle autan: que la composiiion. tandis qu'ailleurs elle ne coûte que le dixième ! Aussi enlin, bien que l'assertion puisse parailre téméraire, l'exactitude obtenue par i.nit de frais et de soins, l'ait-elle que la plupart des Editions des Ateliers Catholiques laissent bien loin derrière elles (elles même des célèbres Bénédictins Mabillon et MouUaucon et d:s célèbres jésuites Petao et Sirmond. Que l'on compare, en effet, n'importe quelles feuilles de leurs éditions avec celles des notn s qui leur correspondent, en grec comme en latin, on se convaincra que l'invraisemblable est une réalité.

D'ailleurs, ces savants éminents, plus préoccupés Au sens des textes que de la partie typographique et n'étant point correcteurs de profession, lisaient, non ce que portaient les épreuves, mais ce qui devait s'y trouver, le«i-rhaute intelligence suppléant aux fautes de l'édition. De plus les Bénédictins, comme les Jésuites, opéraient presque toujours sur des manuscrits, cause perpétuelle de la multiplicité des fautes, pendant que les Ateliers Catholiques, dont le pri pre est surtout de ressusiiler la Tradition, n'opèrent le plus souvent que sur des imprimés.

Le II. P. De Buch, Jésuite Bollandisie de Bruxelles, nous écrivait, il y a quelque iimps, n'avoir pu trouver en dix-huit mois d'étude, une seule faute dans notre Bulrologie lutine. M. Denzinger, professeur de Théologie à l'Université de Wurzbourg, et M. Beissmann, Vicaire Général de la même ville, nous mandaient, à la date du 19 juillet, n'avoir pu également surprendre une seule faute, soit dans le latin soit dans le grec de notre double Palrotogie. Enfin, le savant P. Pitra, Bénédictin de Solesme, et M. Bonelly, directeur des Annales de philosophie chrétienne, mis au défi de nous convaincre d'une seule erreur typographique, ont été lorcés d'avouer que nous n'avions pas trop présumé de notre parfaite correction. Dans le Cierge se trouvent de bons latinistes et de bons lie lénistes. et, ce qui est plus rare, des hommes très-positifs cl ti ès-praliques, eh bien ! nous leur promettons une prime de 25 centimes par ch iquc faute qu'ils découvriront dans n'importe lequel de i os volumes, surtout dais les gr. es.

M algré ce qui précède, l'Editeur des Cours complets, sentant de plus en [dus l'importance et même la nécessite d'une correction parfaite pour qu'un ouvrage soit véritablement utile et estimable, se livre depuis plus d'un an, et est résolu de se livrer jusqu'à la fin à une opération longue, pénible et coûteuse, savoir, la révision entière e'. universelle de ses innombrables clichés. Ainsi chacun de ses volumes, au fur et à mesure qu'il les remet sous presse, est corrigé mot pour mot d'un bout à l'autre. Quarante hommes y sont ou y seront occupés pendant 10 ans, et une somme qui ne saurait être moindre d'un demi million de francs est consacrée à cet important conlrôle. De celte minière, les Publications des Ateliers Catholiques, qui déjà se distinguaient entre toutes par la supériorité de leur correction, n'auront de rivales, sous ce rapport, dans aucun temps ni dans aucun pays; car quel est l'éditeur qui pourrait et voudrait se livrer ÂPRES CuL'P a des tiovonx ai gigantesques et d'un prix si exorbitant? Il but certes être bien pénétré d'une vocation divine à cet effet, pour ne reculer ni devant la peine ni devant la dépense, surtout .orsque l'Europe savante proclame que jamais volumes n'ont été édités avec tant d'exactitude que ceux de la Bibliothèque universelle du Clergé. Le présent volume est du nombre de ceux révisés, et tous ceux qui le seront à l'avenir porteront celte note. En conséquence, pour juger les productions des Ateliers Catholiques sous le rapport de la -correction, il ne faudra prendre que ceux qui porteront en lêle l'avis ici tracé. Nous ne reconnaissons que cell (d lion el celles qui suivront sur nos planches de métal ainsi corrigées. Ou croyait autrefois que ia sléréotypio immobilisait les fautes, attendu qu'un cliché de métal n'est point é. astique ; pas du tout, il introduit la perfection, tar on a trouvé le moyen de le corriger jusqu'à extinction de fautes. L'Hébreu a été revu par M. Drach, le Grec 'iar des Grecs, le. Latin et le Français par les premiers correcteurs de la capitale en ces langues.

Nous avons la consolation de pouvoir finir- cel avis par les réflexions suivantes : Enlin, noire exemple j fini par enranler les grandes publications en Italie, en Allemagne, en Belgique et en France, par ies Canons grecs de Borne, le Gerd,, de Naples, le Suint Thomas de Parme, Y Encyclopédie religieuse de Munich, le recueil des déclarations des rites de Bruxelles, les Bollandistcs , le Su:irez et le Spicilége de Pa'ris. Ju^qu'i i, on n'avait su réimprimer que des ouvrages de courte haleine. Les in-l°, où s'engloutissent les in-folio, faisaient peur, et on n'osait y loucher, par crainte de se noyer dans ces abîmes sans fond et sans rives; mais on a fini par se risquer à nous imiler. Rien plus sous notre impulsion, d'autres Editeurs se préparent au Bullaire universel, aux Décisions de toutes les Congrégations, à une Bioqrapliic et à une Histoire générale, etc., elc Malheureusement, la plupart des éditions déjà faites ou qui se font, sont sans autorité, parce qu'elles sont sans exactitude ; la correction semble en avoir été laite par des »\ . ugles, soit qu'on n'en ait pas senti la gravité, soit qu'on ail reculé devant les frais; mais patience ! une rcprodur'iou correcte surgira bientôt, ne fût-ce qu'à la lumière des écoles qui se sont faites ou qui se feront encore.

Cluittvmiu partie.

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