‹ Œuvres completes de Bergier (volume 4)Chapitre 114 sur 219 · TAN · texte numérisé non relu

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sion lorsque se trouvant à Jérusalem dans ce même jour, il cria aux Juifs : S» quelqu un a soif, qu'il vienne à moi: lorsque quelqu'un croira en mui, comme l'Ecriture l'ordonne, il sortira de son sein des eaux vives (Joan., vu, 37). Voy. Hosanna; Reland, Antiq. sacrœ veter. Hebr., iv' part., c. 5; Lami, Introduction à iélude de l'Ecriture sainte, c. 12.

Tabernacle. On appelle ainsi dans nos églises une petite armoire dans laquelle on renferme la sainte eucharistie, et d'où on la tire pour l'exposer à l'adoration du -peuple ou pour la porter aux malades. Voy. Ciboire.

TABLE DE LA LOI. Voy. Loi.

Table des pains de proposition ou "d'offrande. Voy. Pain.

Table du Seigneur. Voy. Autel.

TABLEAU. Voy. Image!

TABORITES. Voy. Hussites.

TACODRUGITES ou TASCODRUG1TES.

Voy. MONTANISTES.

TALMUD, mot hébreu qui signifie doctrine. Les Juifs modernes appellent ainsi une compilation énorme des traditions de leurs docteurs, qui est contenue en 12 vol. in- fol. Cet ouvrage est de la plus grande autorité parmi eux ; ils croient que c'est la loi orale que Dieu donna à Moïse et qui est l'explication du texte de la loi écrite ; que Moïse la fit apprendre par cœur aux anciens, et qu'elle est venue d'eux par tradition, d'âge en âge, pendant un espace d'environ seize cents ans, jusqu'au rabbin Juda Uaccadosch ou le saint, qui la mit enfin par écrit sous le règne d'Adrien, environ l'an 150 de Jésus-Christ. Voy. Loi orale. Le Talmud contient deux parties, savoir, la Mischna ou seconde loi, qui est le texte, et la Gémare ou complément, qui est le commentaire. Mais il y a deux Talmud : l'un est celui de Jérusalem, duquel nous venons de parler, dans lequel la Mischna ou le texte est du rabbin Juda Uaccadosch; la Gémare ou le commentaire est l'ouvrage de divers rabbins qui ont vécu après lui. Il ne fut achevé que vers l'an 300 de Noire-Seigneur : il est renferme dans un vol. in-folio. Comme fl est fort obicur, les Juifs en font très-peu d'usage ; cependant, comme il a été fait dans les siècles voisins du temps de Jésus-Christ, et qu'il est écrit dans le langage qui était encore usité pour lors dans la Judée, Lightl'oot, savant Anglais, très-exercé dans la langue hébraïque, en a tiré un grand nombre de remarques qui peuvent servir à l'intelligence du Nouveau Testament. Le second Talmud est celui de Babylone ; il n'a été composé qu'environ deux cents ans après le premier, vers la fin du cinquième siècle ou au commencement du sixième; c'a été l'ouvrage de plusieurs rabbins qui, après la dispersion des Juifs, sous le règne d'Adrien, se retirèrent dans la Babylonie, et y tinrent des écoles pendant quelques siècles, probablement jusqu'aux incursions et aux conquêtes des mahométans. C'est ce dernier Talmud dont les Juifs font le plus de cas,

qu'ils étudient avec le plus de soin, pour lequel ils ont pour le moins autant de respect que pour les livres saints; toutes les fois qu'ils parlent du Talmud, de la Mischna, ou de la Gémare, ils entendent l'ouvrage fait, comme nous l'avons dit, à Babylone, et en 12 vol. in-folio. Ce n'est cependant qu'un amas de fables, de rêveries et de puériltilés, sous lequel les Juifs ont étouffé la loi et les prophètes, et pour lequel les Juifs caraïles ont beaucoup de mépris. C'est, comme s'exprime le docteur Prideaux , l'Alcoran des Juifs; c'est là qu'ils puisent toute leur science, leur croyance et leur religion. De même que l'un est rempli d'impostures que Mahomet a données comme apportées da ciel, l'autre contient aussi mille absurdités auxquelles les Juifs donnent une origine céleste.

Maimonide, savant juif espagnol du xn* siècle, a fait un extrait de ce Talmud, où, laissant de côté les disputes et les choses ridicules, il ne donne que les décisions des cas dont il y est parlé. Il a donné à cet ouvrage le titre de lad Ilachazacha, main forte. C'est, dit-on, un digeste de lois des plus complets, estimable, non pour le fond, mais pour la clarté du style, la méthode ci l'ordre des matières; Prideaux, Histoire des Juifs, I. v, an 446 avant Jésus-Clirist.

TANCHEL1N, TANKELIN, ou TANQUEL- ME, hérétique qui fit grand bruit dans le Brabant, dans la Flandre, et surtout à Anvers, au commencement du xnc siècle. Il enseignait que les sacrements de l'Eglise catholique étaient des abominations ; que les prêtres, les évêques et le pape n'avaient rien de plus que les laïques; que la dîme ne leur était pas due; que l'Église n'était composée que de ses disciples. Il séduisait les femmes, il en abusait pour satisfaire sa lubricité; il extorqua beaucoup d'argent do ceux dont il avait fasciné l'esprit. Fier de se voir à la tête d'un parti nombreux et d'avoir communiqué son fanatisme à une multitude ignorante, il affecta l'extérieur et la magnificence d'un souverain; il ne parut plus en public qu'environné de gardes et de soldats armés; il poussa l'impiété jusqu'à prétendre que, puisque Jésus-Christ est adoré comme Dieu parce qu'il a eu le Saint-Esprit, on devait lui rendre le même culte puisqu'il avait aussi reçu la plénitude de l'Esprit saint. C'est ce que le clergé d'Dtrechl écrivit à l'archevêque de Cologne, qui avait fait arrêter cet imposteur insensé. Mais Tanquelme , échappé de sa prison, recommença ses prédications impies et séditieuses ; enfin, dans un de ces tumultes qu'il avait coutume d'exciter, il fui tué par un prêtre, l'an 1115. Sa secte, qui lui survécut, fut dissipée par les instructions cl par les exemples de saint Norbert cl de ses chanoines réguliers. Hisi. de l'E'/iise gallic, lom. VIII, I. xxn, sous l'an 1105.

Comme un hérétique qui déclame contre le clergé ne peut jamais avoir tort au jugement des protestants, Moshcim dit que si les crimes imputés à Tanquelme étaient viaià,

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