TUR
suivre dans cette recherche , ce sont les livres mêmes de ce législateur. Mais la plupart de nos critiques n'ont pas pris cette peine ; ils se sont contentés d'étaler beaucoup d'érudition profane , de citer Hérodote, Diodore de Sicile, Manéthon, etc., même des rabbins , sans faire attention que tous ces écrivains étaient trop modernes pour être instruits de ce qui s'est fait dans les premiers âges du monde. G est principalement par ce défaut que Spencer a péché dans tout son ouvrage. Voy. Histoire sainte.
TRONE. Voy. Throne.
TROPIQUES. Saint Athanase , dans sa Lettre à Sérapion, nomme ainsi les hérétiques macédoniens, parce qu'ils expliquaient par des tropes , ou dans un sens figuré, les passages de l'Ecriture sainte qui parlent du Saint-Esprit, afin de prouver que ce n'était pas une personne , mais une opération divine. Les sociniens font encore de même, et répètent les interprétations forcées de ces anciens sectaires. Quelques controversistes catholiques ont aussi donné le nom de tropiques ou de tropistes aux sacramentaires qi«i expliquent les paroles de l'institution de l'eucharistie dans un sens figuré. On sait que le mot grecTpo7nj signifie tournure, changement.
TROP1TES , hérétiques dont parle saint Philastre, Hœr. 70, qui soutenaient que par l'incarnation le Verbe divin avait été changé en chair ou en homme, et avait cessé d'être une personne divine. C'est ainsi qu'ils entendaient les paroles de saint Jean : le Verbe a été fait chair. Ils ne faisaient pas attention, dit saint Philastre , que le Verbe divin est immuable, puisqu'il estDieu et Fils de Dieu; il ne peut donc pas cesser d'être ce qu'il est.. Lui-même a formé par sa puissance la chair ou l'humanité dont il s'est revêtu, afin de se rendre visible aux hommes, de les instruire, et d'opérer leur salut. Tertullien avait déjà réparé celte erreur, Lib. de Carn. Christi, cap. 10 et seq. Elle fut renouvelée par quelques eutychiens au v* siècle.
TRULLUM. Nous avons parlé du concile in Trullo au mot Constantinople.
* TRUSTÉES. I/Etal élant étranger aux dépenses du culte aux Etals-Unis d'Amérique, il a lallu créer pour chaque église des administrateurs chargés de pourvoir à ces dépenses et aux besoins des minisires des cultes. Ces administrateurs, espèce de fabriciens ou marguilliers, se nomment trustées. Renfermés d'ahord dans les limites de ce qui esi purement temporel, ils ont ensuite voulu élever leurs prétentions beaucoup plus haut; ils ont voulu nommer les curés. Les évêques ont soutenu avec fermeté l'un des droits inaliénables de leur autorité. Voy. Institutions canoniques, Juridiction.
TUNIQUE. Voy. Habits sacrés.
TURLU1MNS. Sectes d'hérétiques on plutôt de libertins qui se répandirent en France, en Allemagne et dans les Pay-Ras, pendant le xiir et le xive siècle. Ils taisaient profession publique d'impudence ; ils soutenaient que l'on ne doit avoir honte de rien de ce qui est naturel , puisque c'est l'ouvrage de Dieu ; conséquemment ils allaient nus par les rues, et plusieurs commirent publique-