SECONDE DISSERTATION
SLR LES DIFFÉRENTES MANIÈRES DONT LES TERMES PRIMITIFS ONT ÉTÉ PRONONCES, OU SUR LE CHANGEMENT DES LETTRES DANS LA PRONONCIATION.
Il est naturel à tous ceux qui parlent de chercher la facilité en prononçant, et de préférer, môme sans attention, les inflexions de voix qui ont le plus de rapport à la disposition de leurs organes. Celle-ci étant toujours relative au climat, les nations qui habitent différents pays, ne peuvent conserver longtemps lo même langage, sans qu'il s'y glisse des variétés. 11 a donc été physiquement impossible que les sons primitifs usités d'abord parmi les hommes, se conservassent tous sans altération, malgré la dispersion des peuples. Ils ont changé, mais en suivant toujours une mécanique constante et une espèce d'uniformité. Ou a
mis une lettre pour uno autre, mais en substituant celles qui sont de même organe. On peut le remarquer dans lo même pays et parmi le môme peuple, dans les langues vivantes, comme dans celles que l'-on ne parle plus; dans les jargons grossiers, comme dans les langues polios ; ot les grammairiens ont eu grand soin d'en avertir, par rapport aux langues orientales.
§ I. — Des voyelles, et des points qui les marquent en hébreu.
Quand je dis que les lettres se changent, on comprend aisément qne je ne parle pas seulement des voyelles, mais des consonnes.
Vour commencer parles premières, je ne
dois prendre aucuno part aux disputes qu'elles ont excitées parmi les savants : soit que l'on dise, comme quelques-uns, que les voyelles n'ont jamais existé dans 1 alphabet des Hébreux ni des autres peuples de l'Orient, soit que l'on prétende avec d'autres que les voyelles étaient marquées
par les lettres N* n» . » jjf' J« mon système se
soutient également; il me suffit de supposer ce qui est certain, que dans toutes les langues les voyelles se changent, sans que la signification des mots en soit altérée. La méthode de rechercher les racines hébraïques monosyllabes, est donc entièrement indépendante de la ponctuation des IVÏassorètes, el peut-être que l'oubli de cette ponctuation ne serait pas le moindre avantage que l'on en pourrait tirer. En laissant l'hébreu dans son état naturel , c'est-à-dire sans points, on se rend maître d'en rechercher le sens sans préjugé; et la comparaison que l'on en peut l'aire avec ses divers dialectes, et môme avec les autres langues, est d'un tout autre poids que l'autorité de la Massore.
Elle a fixé, dit-on, par les points-voyelles la prononciation des mots hébreux; ces points, cette prononciation servent à en déterminer le sens. Mais si l'on peut montrer que dans aucune langue de l'univers le sens des mots n'a jamais dépendu de la prononciation scrupuleuse des voyelles, à quoi peuvent-elles servir en hébreu? D'abord si les Massorètes eussent vécu sans interruption depuis Moïse jusqu'à Esdras, s'ils eussent élé encore les premiers génies de l'univers, ou des hommes inspirés, je me rangerais volontiers à leur avis. Mais c'étaient i\es rabbins et c'est tout dire. Quand môme les savants seraient aussi d'accord sur la ponctuation qu'ils sont divisés, les Massorètes n'ont pu nous apprendre que la prononciation qui était en usage de leur temps, c'est-à-dire au vi' ou au ixe siècle depuis Jésus-Christ. Supposer que celte prononciation n'avait point changé pendant plus de deux mille ans que l'hébreu avait été une langue vivante; que le peuple avait toujours scrupuleusement conservé les mômes voyelles, qu'il avait toujours prononcé ab puur signifier père, e& pour dire une plante, sans varier jamais, ce serait uns imagination digne d'un cerveau rabbin. Les Septante n'ont pas prononcé les noms propres comme saint Jérôme, ni comme Origène; preuve certaine que la prononciation hébraïque n'a point été fixée, et que c'est en vain que l'on a entrepris de le faire. Il est encore, malgré la Massore, un grand nombre de mots qui se ponctuent différemment sans avoir différentes significations, d'autres qui sont ponctués de môme et qui expriment diverses choses ; comment donc le sens des mots peut-il dépendre des points? De l'aveu des grammairiens, la ponctuation n'est ni plus constante, ni plus régulière dans le
chaldéen et dans le syriaque. Indépendamment do la fantaisie ou de l'ignorance des ; ponctuateurs, il y en a une raison claire : le ' langage variait chez ces peuples, comme il varie encore parmi nous; la prononciation change selon les temps et selon les provinces, souvent d'un village à un autre. Il sera démontré que chez les Orientaux comme chez nous, le peuple changeait souvent les consonnes qui sont les lettres radicales, sans cesser pour cela d'attacher la même idée au mot qu'il défigurait; comment aurait-il conservé les mômes voyelles, dont le changement est plus aisé? Comment la signification des termes peut -elle être attachée aux voyelles, puisque souvent le changement, l'addition, ou le retranchement d'une consonne, n'en altère pas le sens? Les points-voyelles peuvent donc nous .apprendre comment les Massorètes ont lu, et a peu près comment ils ont entendu l'hébreu ; mais qu'ils puissent nous apprendre comment on doit l'entendre, c'est ce que je ne concevrai jamais.
Je dis plus. Quand ces points seraient aussi essentiels ou aussi commodes que leurs partisans le supposent, ils seraient encore inutiles par rapport à moi. J'examine l'hébreu, non dans ses mots composés, mais dans ses racines, entant qu'elles lui sont communes avec ses divers dialectes, et avec les autres langues. La prononciation hébraïque n'est donc pas plus sacrée pour moi que la prononciation chaldéenne ou syriaque. Je cherche ce en quoi ces langues cunviennent, pourvoir par là même en ijuoi elles sont différentes ; j'ai droit de choisir, nonseulement la prononciation que les Massorètes ont suivie, mais celle qui est la plus corn moue pou rie para Hèle que j'entreprends*
La seule remarque qui me reste à faire sur les voyelles, et qui convienne à ce sujet, c'est que des trois langues de l'Ecriture sainte, l'hébreu termine ordinairement les substanlits en e, !e chaldéen en a, le syriaque en o. De même chez les Grecs, le dialecte dorien affectait surtout les a, l'ionien les tou »j, l'altique les o, m, et changeait indifféremment toutes les voyelles. Ainsi encore les noms terminés en français par un e muet, se terminent dans les divers langages des provinces méridionales de France en a, en o, en ou, brefs. Dans une des provinces de France où le patois est assez grossier, les habitants d'un certain canton terminent presque tous les substantifs enat, ceux d'un autre en et, ceux d'un troisième en ot. Cette variété peut se remarquer partout. Si nous connaissions de môme la prononciation des divers peuples qui parlaient latin, et les différences du grec, tel qu'il était en usage dans les provinces de l'Europe et de l'Asie-Mineure , la ressemblance serait plus sensible, et rieu ne manquerait au parallèle.
Toujours est-il certain que les différents I jargons ou patois des provinces de France ont précisément entre eux les mômes variétés que l'on remarque entre les divers
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dialecles des langues les plus anciennes; l'élude de ces jargons ne serait donc pas inutile; j'en dirai encore quelques raisons ailleurs.
§ II. — Des aspirations.
Le langage des Orientaux est tout hérissé d'aspirations, il y en a quatre en hébreu, n. n, n, y; nous en ignorons la différence précise, et la prononciation de la dernière nous est impossible. Point de voyelle chez eux qui ne soit aspirée plus ou moins; plusieurs consonnes sont encore, ou aspirées, ou sifflantes, de sorte que dans leur bouche tout est aspiration ou sifflement, lit il en devait être ainsi du langage des premiers hommes : dans la nécessité de peindre l'agitation des éléments, le mouvement des êtres animés, le bruit des corps sonores, plus les indexions de voix étaient dures et marquées, plus elles étaient propres à faire des peintures. C'était comme les efl'orls d'un enfant ou d'un bègue, à qui la détresse •le ne pouvoir s'énoncer fait faire du bruit et des grimaces.
Ce langage rude et didicile, porté dans la Grèce, s'y adoucit peu à peu, à mesure que les habitants devinrent moins barbares. Les aspirations furent supprimées de leur alphabet, les voyelles en prirent la place, ou plutôt les aspirations furent prononcées en voyelles. On conserva seulement deux accents pour y suppléer, l'esprit doux et l'esprit rude, et chaque jour le premier gagna du terrain sur le second. Les Grecs remplacèrent les aspirations dans les mots par les consonnes aspirées et les lettres sifflantes, x, *, y, z, 2. Pour éviter le choc de deux voyelles dans un même mot, ils plaçaient nn accent' à la seconde, et le prononçaient comme notre V : £ov, ovon ou ofon; ôîc, ovis ; poiç, boros. C'est ce qui lit naître chez eux dans la suite le digamma œolicum, l'F, qui n'y était pas d'abord, et qui se prononçait aussi comme notre V. Elle suppléait aux aspirations, et adoucissait la prononciation du *. On l'appela èniivpov /3aG, le signe Vau, parce qu'il tenait la place du vau des Orientaux, et qu'on le mettait au lieu île l'esprit placé sur la voyelle. Telle est la force du mot t7rî«-/-,/xov. On lit sur d'anciennes médailles Fu.pak.aeun,. pour h'pakaeu'n, Cl plusieurs Ont écrit Fmroî pour evjtoî.
Chez les Latins, la réforme augmenta encore. Cicéron, Quinlilien, Priscien nous apprennent que les anciens Romains ne connaissaient point de consonnes aspirées; l'Orateur lui-même, dans sa jeunesse, prononçait pulcros [tour pulcliros, triumpus pour triumpltus,Curtugo pour Carlhago, eic. Le commerce qu'ils eurent avec les Grecs leur lit adopter quelques-unes des lettres aspirées, et ils conservèrent les aspirations dans les termes grecs dont ils enrichirent chaque jour leur langue. Quinlilien ajoute même que l'usage en fut excessif pendant un certain temps. L'H, seule aspiration dont ils se servissent, ne se trouve cepen-
— IMS LANGUES. - DISSEHT. M. H«0
dant que dans fort peu de mots; l'S, l'F, le
V prirent ailleurs sa place, et ces deux dernières furent souvent confondues dans la prononciation. Sous le règne de Claude, qui all'ectaii de paraître grammairien et homme capable, on mit dans les inscriptions wdifico/Ef, repara fit, dedicafit, etc.; mais l'usage, seul souverain des langues, n'adopta point celte manière d'écrire.
Ce que je dis ni, sur la manière de suppléer aux aspirations par les lettres sifflantes, n'est point de mon invention; c'est une remarque faite il y a longtemps par les grammairiens latins. Térentianus Maurus ou Scaurus, qui vivait sous Trajan, observo que du mot grec iorîa, les Latins ont fait testa; de èvOnç, vestis ; de fe, vis; de iap, vp, ver, etc. Nous mettons souvent, dit Priscien, une S au lieu d'aspiration, dans les mois que nous avons empruntés des Grecs : au lieu de i, ÉÇ, i-nTÔ., «^tin», vn;p, nous disons se, sex, septem, semis, super. Ces deux auteurs, après Quinlilien , nous enseignent que les anciens Romains disaient fordeum et fœdus pour hordeum et hœdus, fircus pour hircus, et au contraire haba pour faba.
Mais ce qui paraîtra fort singulier, c'est que ces grammairiens ont fait, sans le savoir, l'histoire des langues orienlales. Je vais montrer que dans celles-ci l'on a suivi la même route qu'en grec et en latin, et que ces deux langues si polies n'ont fait que copier fidèlement les premières.
1° Pour éviter le bâillement ou le choc des voyelles aspirées, les Orientaux ont substitué un sifflement à l'aspiration, hnt (daah), en hébreu milan, vautour, se trouve souvent écrit rVT (dajah); -)kn (oar) l'air, eu syriaque, se prononce ojar, et les rabbins qui l'ont emprunté de celte langue écrivent "VW (ojar) ; nu (toub) en hébreu, axia (teeb) en chaldéen, être bon, forme en arabe tajeo ou lajebon, adjectif. On lit en chaldéen n'a pour s]SO (cajeph pour caéphj, et yo pour y*o (cajels pour caëls) : c'est ainsi que l'aspiration s'est changée en j, qui est un sifflement.
On lit en hébreu nxn et mn (lhaah et thavah) limiter; n&3 et m; (ghéah et ghévali) orgueil, hni (raah) voir, a formé PfPi frévebj vue, aspect; rfU (navah) demeure, fait au pluriel indifféremment mw et nu (neoth et nevolh). C'est l'aspiration changée en v, autre sifflement.
2° La môme transformation s'est faite aux aspirations des initiales. Dans tous !e> noms propres hébreux qui commencent par un n (h), au lieu d'ajouter un autre n (h) pour article, on a mis le ' (.)); ainsi l'on prononce KWi tirN*n\ ou twrp (Jehu, Jehoas, ou Joas), au lieu de nvti, BWinn (Hehu, Hehoas), pour ne pas mettre deux n.i de suite. Et veilà, sans autre mystère, pourquoi le nom de Dieu mn' (Jehovah) ne prend jamais un n démonstratif, c'est que le * lui en tient lieu (2298).
3° Les aspirations ont été aussi changées
(2298) De là je conclus , ou que h prononcia- lion de Massorèteg est fautive en plusieurs mots,
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en s, comme on latin, et en sifflements analogues; plusieurs mots écrits en hébreu par y, s'écrivent en syriaque ou en cha!rfôen par y. C'est le plus fort des sifflements remplacé par la plus forte des aspirations. Enfin, pour que rien ne manque au parallèle, on peut observer la même marche dans le français el dans les patois. Au lieu du latin pavo, pavonis, nous écrivons paon, et nous reprenons le v dans le verbe se pavaner, se regarder comme un paon; le substantif taon, grosse mouche, se prononce iavin ou lavon dans les patois. Au lieu de dire en français/?/ irait j'irai In, nous supprimons le premier y, el nous disons simplement j'irai, pour ne pas être obligés de prononcer le second i du gosier; les patois, pour éviter le même choc des deux ii, mettent un sifflement entre deux, et disent, les uns, j*y vira, les autres j'y zirà; ainsi les
i' argon s les plus grossiers évitent ce qui peut ►lesser l'oreille. C'est ce qui a fait mettre des ss à la fin de nos pluriels.
Cette altération, que les mots ont éprouvée dans la même langue, leur est encore arrivée, en passant d'une langue dans une autre. 7» (jaïn) le vin, en hébreu, s'est dit ofv*t en grec, par le changement du i (j) en aspiration, et vinum a repris en latin et en français le sifflement du v.
Voilà donc un usage constant, uniforme, universel, de substituer les lettres sifflantes aux aspirations, ou au contraire ; et cette mécanique est puisée dans la nature. Le sifflement n'est autre chose que l'aspiration même rendue plus forte, ou par la compression des lèvres, ou par l'elï'ort de la languo contre les dents, ou par son impulsion contre le palais; l'un et l'autre sont nommés spiritus ou flatus pur les grammairiens latins. Ceux à qui le jeu du gosier était trop difficile, aimaient mieux siffler que d'aspirer en parlant. De là en hébreu Sn et Ss (el et phel), en grec itôa el yaû&>, en latin halare et flare, en français houer et fouir sont le même terme. Je prie le lecteur de ne point perdre de vue ce principe ; il est d'un usage continuel dans la recherche des racines. Peutêtre n'en est-il pas une sur laquelle on ne puisse faire cette remarque, et cet article seul en retranche près de la moitié, que l'on a doublées mal à propos.
Il s'en faut donc beaucoup que les aspirations doivent être regardées comme des lettres essentielles et immuables. Elles se mettent indifféremment l'une pour l'autre; souvent une racine écrite par une aspiration forte, se trouve dans ses dérivés avec une aspiration faible, ou au contraire; souvent même elles deviennent oisives pour le sens. Mais je traiterai plus exactement cette matière dans la troisième dissertation.
§ III. — Des consonnes.
L'on a eu soin, dans les grammaires des
ou que nous la prononçons mal. V~iNn (haarets),
ta terre, fait un bâillement désagréable et peu naturel. Il y a toute apparence que Pou a prononcé héurels, hajafek ou havarels, comme dans les au-
langucs orientales, do distribuer les consonnes en cinq classes, selon les divers organes dont elles dépendent principalement. Les gutturales, ou celles rfu gosier, sont les quatre aspirations dont j'ai parlé; celles de la langue sont d, t, tht I, n ; celles du palais g,j, c, q; celles des dents z, a, ts, sch, r; celles des lèvres b, v, m, p.
Celte distinction, dit Louis do Dion (ehap. 2), est d'un grand usage; les lettres de même organe se changent aisément, nonseulement dans la môme langue, mais dans les divers dialectes; un mot hébreu devient chaldôen ou syriaque, par le seul changement des lettres du même organe; et il en apporle plusieurs exemples. J'ajoute que ce changement seul, avec celui des voyelles, fait toute la diversité des dialectes du grec aussi bien que de l'hébreu; et, pour le dire en un mot, c'est ce même changement pins ou moins multiplié qui constitue la différence de toutes les langues de l'univers.
Je sais qu'on peut trouver à redire à la division dont je viens de parler, et douter si une consonnedépend plutôt du palais que du gosier, etc. Aussi faut-il étendre le principe, comme a fait Pri'scien dans sa grammaire latine, et assurer qu'en général toutes les lettres dont la prononciation a quelque affinité, se mettent aisément l'une pour l'autre. On me permettra de les appeler lettres omophones, puisque noire langue n'a point de terme propre pour exprimer cette idée.
Je ne puis proposer un exemple plus frappant ni plus connu de ce changement, que les divers temps ou modes des verb s en grec ou en latin. Dans ces deux langues, les déclinaisons se forment par le changement des voyelles, les conjugaisons par le changement des consonnes. Quand on dit tÛ7ttw, tûttw, tûi^oj, T£Tvya, TSTV{tfwce; dlco, dixit
dictum, etc., on ne fait que changer la Jellre figurative ou radicale du verbe avec les consonnes omophones. Ajoutons à ce changement l'analogie que les grammairiens ont remarquée entré les figuratives des verbes, pour en former les ,ditférentes conjugaisons. Ils ont mis au même rang les verbes en /5w, tw, yw, 7rr«; de même ceux en ^w, /&>, j£w, xtm ; ceux en Ç&>, ct«, ttw, etc. Ils ont jugé que tous les termes, dont les radicales sont omophones, devaient composer, pour ainsi dire, la même famille. Ainsi en lalin dico fait au parfait dixi; scribo, scripsi; ferveo, ferbui; coquo, coxi; melo, messui, etc. C'est toujours la même mécanique, et la même substitution des consonnes analogues.
Si l'on pouvait montrer la même uniformité dans les racines hébraïques, et d'autre part les mêmes inflexions dans nos mois français, une ressemblance si parfaite pourrait-elle être regardée comme un effet du hasard ? Il faut essayer ce parallèle.
très termes que j'ai cités. De même rDWl (véenah) et inimiciliam, devrait se prononcer véjébah , pour conserver la consonne de â'N (ojeb) ennemi , dont le premier est dérivé.
aS.
PART. m. THEOLOGIE Mil LOI. OG.
nS, -b, v\ pS, v\ \h.