PS
linj ;
loquor ; éloquence;
Lise, tasch ;
léïtç. ).«<7xw ;
leetio [lexio);
lesclicr, leçon;
lass.
•y).ùaaa.
(lessio).
(lesson).
sc/t, ss, se retrouvent en chaMéen et en syriaque avec un n. th. C'est une des propriélés du dialecte altique de changer en t le Ç et le g. On dit en grec wpi&, c-voto-o-w, g-'j/hg-Sw, tfupixrtu; en latin mitto, misi, mis-
sum; melo, messui, dans un de ses diali
messum, etc. Lucien, gués, fait paraître l'S
lach, làh; Xtc£u;
/*#», lingere; éloge, léctier ;
Dans cet exemple, c'est la seconde lettre de la racine qui se change; dans le suivant, c'est la première.
• Sx, ln, % bo,
al, el, il, ol, ni ; bal, bel, etc.; pal, pliai ; mal, mel,
etc., signifient en hébreu hauteur, élévation,
qrandeur, au propre et au figuré, et par
analogie, augmentation ou quantité. Ainsi qui intente un procès au 1 par-devant les
, . , ., , ... • • •(.„ cinq voyelles, qu elle prend pour juges, et
Sn (al. el) est une préposition qui signifie se j^. *, de J, 4que cejui cj ,£, J^ ^
dessus ou le dessus; *fix (ail) le dessus dune qUe jour de nouveaux termes. Nous obserporte, le linteau, ou le seuil, qui est plus Verons ici que le procès est décidé, et que élevé que la terre ; S\s (oui) force, puissance, etc. En chaldéen S^ (bel) au lieu de l'hébreu Sss (bahal), maître, seigneur; Sa (bol) le cœur, le courage, la /bree; bzn (hebel, chebel) en hébreu, troupe, multitude, etc. Ssiï (hôphel) lieu élevé; Sbs (phalal), palal, exceller, surpasser ; nyo (malé) fort, vigoureux, mâle; lba (melo) abondance; nbn (moullah) multitude, elc.
Le grec nous donne «).).opac, sauter, bondir, s'élever par des sauts; ou).or, un tas de gerbes ou d'autres choses; pW, le seuil d'une porte; pwio,-, une motte de terre ;Vo).o>-, le sommet de la télé; fêùoç, le dessus d'un casque, une aigrette; //.«Xk, beaucoup ; ùâÀ>ov, davantage, etc. En latin alo et altus; bulla
et bolus; valeo et polleo; moles et mullum.
En français, altier, altesse, boule, foule, valoir, valeur, pile, môle, nous rétracent les
mêmes analogies dans le sens, el les mômes
variétés dans la prononciation. Je ne citerai
ici que ces deux exemples, on en verra de
nouveaux dans la quatrième Dissertation,
et le Dictionnaire des racines en doit être
un recueil complet.
On y verra souvent le changement de
deux consonnes, qui ne paraissent point
èire de môme organe ni omophones, S el T.
li en est peu qui se changent plus communément dans toutes les langues. La plupart
des termes écrits en hébreu par un u; se,
pour réparation le T a élé condamné à prendre souvent la prononciation de l'S : nous disons en latin Tilius, metior, ratio, etc.; en français nation, mention, caution, comme s'il y avait des ss. Mais d'où a pu naître le démêlé de ces deux lettres et l'usage de les changer?
Il vient sans doute du mécanisme île leur prononciation; les enfants prononcent le T avant de pouvoir prononcer l'S; ils disent ma tœur pour ma sœur. Pour prononcer le T, il faut approcher davantage la langue des dénis que pour faire sentir l'S; les enfants, qui ne sont pas encore accoutumés à garder la juste distance, poussent trop fort le bout de leur langue contre les dents, et font sonner le T.
D'ailleurs dans le y (ts) des Orientaux , les deux lettres sont unies, de 'même que T (dz) réunit le D et le Z. L'usage de ces deux sifflements, leur est familier, parce qu'ils sont les- plus forts et les plus sensibles de tous. En prenant l'habitude de joindre ainsi un sifflement au D et au T, on est parvenu à le confondre avec eux. Dé là le changement continuel des lettres d , dz , s , ts , sch, se , th, et de celles qui leur correspondent dans les autres langues.
On verra plus eu délail les analogies et les changements des consonnes, dans les remarques qui seront placées dans le Dictionnaire, à lu tête de chacune des lettres de l'alphabet.
OBuvass covplstcs de Bbbgib4u I.
1ISC