‹ Œuvres complètes de Berquin (volume 2)Chapitre 125 sur 264 · M. DE CLERMONT, CONSTANTIN, AEÉ- LAIDE. GENEVIÈVE, THOMAS · texte numérisé non relu

M. DE CLERMONT, CONSTANTIN, AEÉ- LAIDE. GENEVIÈVE, THOMAS

Thomas arrive , en courant à perte d'haleine. Il tient l'écureuil dune m ahi; l'autre est enveloppée dans un mouchoir taché de quelques gouttes de sang

thomas. — De la joie ! de la joie ! le voilà ! il est pris ! le voilà ! ( Il aperçoit M. de Clermont, et s'arrête tout court. )

Adélaïde . courant à lui. — 0 mou ami ! ( Elle prend l'écureuil. ) Mon cher petit Thomas! Je te tiens donc. Oh! tu ne m'échapperas plus. Allons, monsieur, rentrez dans votre maison. ( Elle le renferme dans sa cabane , et le porte sous le berceau. )

m. de clermont. — Qu'est-ce donc que tu as à la main? Il me semble que je vois du sang à ton mouchoir, mon cher Thomas.

thomas , avec une surprise de joie. — Mon cher Thomas! mamselle, entendezvous ?

Adélaïde. — Oui , mon enfant , tout est raccommodé.

Geneviève. — Nous sommes amis pour toujours. ( Thomas saute de joie , et court boiseries mains et l'habit de M. de Clermont. Geneviève prend la main de son frère, et la regarde avec attendrissement.) Tu t'es blesse? Voyons.

Adélaïde. — Et c'est pour moi !

thomas — Ce n'est rien. C'est une branche qui a casse du bond que j'ai fait

L AMI DES UN V AXS

pour sauter sur le fuyard. Je m'y suis un peu déchiré la main; mais j'y aurais laissé mon bras , plutôt que de ne pas rapporter l'écureuil à mamselle Adélaïde.

adéjlaïde. — 0 mon cher ami ! Mon papa , il faut le faire panser ; ma bonne a un baume excellent.

m. de clermont. — Je te charge de ce

soin. Allons, mes eufans, suivez-moi.

Je vais faire préparer aujourd'hui une petite fête pour vous au château. J'irai moi-même inviter vos païens a venir la partager. Je me suis instruit aujourd'hui à votre école; et je vois, par votre exemple , que les eufans bien nés peuvent donner d'utiles leçons a leurs parens.

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