‹ Œuvres complètes de Berquin (volume 2)Chapitre 128 sur 264 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

SÉRAPHINE, EUSTACH2, LÉON.

léo.n , ouvrant la porte. — C'est moi, c'est moi , mon ami. Bonjour, mademoiselle Sérapbine.

séraphine. — Bonjour , monsieur

Léon.

! É0N. — Je suis a la piste de Diane ,

et j'espère bientôt....

séraphin e. — Que dites-vous? La retrouver ?

léon. — Ecoutez un peu. Vous savez cette vieille qui est au coin de la rue, et qui vend du pain d'épice et des marrons ?

séraphine. — Comment? elle a ma

chienne?

léon, — Non, non; c'est une honnête femme , et la meilleure de mes amies. Tu sais bien , Eustache , que Diane voulait aussi , l'autre jour , faire connaissance avec elle, en mettant les deux pattes de devant sur sa table , et en flairant ses biscuits?

eustache. — Hélas! oui. Cette gentillesse ne lui réussit guère. Elle n'y gagna qu'un bon coup de gant fourré sur le museau.

séraphine. — Laissons cela. Achevez, achevez , monsieur Léon.

léon. — Eh bien ! tout a l'heure , en allant déjeuner à sa boutique , je lui ai raconté notre malheur. Quoi ! m'a-t-elle dit , cette petite doguine?.:..

séraphine. — Doguine, AI. Léon?

N'appelez pas ainsi ma Diane; j'aimerais mieux ne pas en entendre parler.

léon. — Je ne fais que vous rapporter s^s paroles. Cette petite doguine, m'a-t-elle dit , qui appartient a ce joli petit monsieur qui est de vos amis? Oui , lui ai-je répondu. Eh bien ! a-t-elle repris, vous connaissez un autre petit monsieur « qui demeure Iii-bas , à ce grand balcon? C'est lui cpii l'a détournée.

Comment ! ce serait

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