‹ Œuvres complètes de Berquin (volume 2)Chapitre 13 sur 264 · LE ROSIER A CENT FEUILLES ET LE GEWET DESPA«?NE · texte numérisé non relu

LE ROSIER A CENT FEUILLES ET LE GEWET DESPA«?NE

Qui veut me donner un petit arbre

pour mon jardin , disait un jour Frédéric à ses frères et a sa sœur? (Leur papa leur avait cédé.à chacun un petit coin de terre pour y travailler. ) Ce n'est pas moi , répondit Auguste ; ni moi , répondit Julien. C'est moi , c'est moi, répondit Joséphine. Quel est celui que tu veux ?

In rosier, s'écria Frédéric: vois-tu le mien , le seul qui me reste? il est tout jauni.

Viens-en choisir un toi-même , dit Joséphine. Elle conduisit son frère au polil carré qu'elle cultivait, et lui montrant un beau rosier : 'liens. Frédéric, tu n'as qu'il le prendre.

PKÉuBRic. — Comment] lu n'en as que deux, et c'est le plus beau que tu me donnes. Non , non , ma sœur : voici le plus petit; c'est précisément celui qu'il me faut.

Joséphine. — Quel plaisir aurais-jeà le le donner? Il ne te produirait peut-être pas de fleurs cette année. L'autre eu aura, j'en suis sûre : et je puis le voir aussi oien fleurir dans ton jardin que dans le mien. Frédéric , transporté de joie, omporta le rosier, el Joséphine le suivit . plus joyeuse encore que lui.

Le jardinier avait vu le Irait d'amitié de la petile fille. H COOnil tout de suite chercherun beau pieddegenêl d'Espagne:

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