EDOUARD , CHARLES , COMTOIS
Edouard , à Comtois qui le suit. — Entrez, entrez, Comtois. ( Il ferme la porte au verrou. ) C'est pour une corbeille que vous me ferez le plaisir de porter chez Alexis.
comtois. — Oh! de grand cœur .
monsieur. Nous aimons tous cel excellent jeune homme.
Edouard, à Charles. — As-tu fini , mon ami ?
charles. — J'aurai bientôt fait. Il ne reste plus que les porcelaines , que jt vais mettre par-dessus , pour qu'elles ue soient pas endommagées.
Edouard. — C'est bien pensé ; mais dépêche-toi , de peur qu'il n'arrive.
charles. — Voilh qui est fini.
Edouard, à Comtois. — Bon! vous n'avez qu'à prendre la corbeille , et la porter secrètement où je vous ai dit.
Allez-y , je vous prie , lout de ce pas , et surtout prenez bien garde à ne rien casser.
charlfs. — Attends donc , voici les trente-six francs qui lui reviennent de ma part. Il faut quejeles enveloppe dans un morceau de papier, ei je les mettrai
L A.V1J DES EN FANS
uaus la bourse de jetons. ( On entend la voix d'Alexis, qui frappe à la porte , et qui dit) : Ouvrez, ouvrez, c'est moi.
Edouard. — 0 mou Dieu ! qu'allonstious faire? (En se retournant vers la porte.) Un moment , Alexis , je vais t'ouvrir. charles, mettant l'argent à demienveloppè dans la main de Comtois. — Tenez , vous glisserez ceci daus la corbeille.
Edouard , en lui présentant la corbeille. — Prenez-la sous le bras , et tenez-vous cache dans un coin.
charles. — Oui , oui , tout contre la muraille. Et vous tâcherez de vous esquiver sans qu'il vous voie.
comtois. — Laissez-moi faire.
alexis , de derrière la porte. — Eh bien ! m'ouvrirez-vous ? Edouard ; ton papa me suit de près.
Edouard, à Charles. — Je peux lui ouvrir maintenant?
charles. — Oui , c'est fait. ( // fait signe à Comtois de ne pas faire de bruit. )