SCÈNE V
VALENTIN, seul.
valentin. — Je crois que ce petit drôle voulait se moquer de moi. Mais voici la compagnie qui vient sur la terrasse. Je veux me donner devant elle un air de savant. (// s'assied , en affectan t une grande attention à lire dans son livre. )
L AMI DES ENFANS
SCtMî VI.
M. et Madame DE VALENCE , M. DE REVEL , M. DE NANCÉ , VALENTIN , assis sur un banc à l'écart.
m. i) e valence. — La belle soirée !
Youdicz-vous, mes chers amis , monter sur celte colline, pour voir le coucher du soleil?
m. de revel. — J'allais vous le proposer ; ce moment doit être délicieux. Le ciel est de la séréuité la plus pure à l'occident.
m. de NANcÉ. — J'aurai du regret de m'éloigner du rossignol. Madame, entendez-vous ses cadences harmonieuses?
Mme de valence. — J'étais dans la rêverie. Mon cœur se fondait de plaisir.
m. de revel. — Comment peut-on habiter les villes dans cette charmante saison ?
m. de valence. — Valentin, veux-tu monter avec nous sur la colline pour voir le coucher du soleil?
valentin. — Non, mon papa, je vous remercie. Je lis ici quelque chose qui me fait plus de plaisir.
m. de valence. — Si tu dis vrai, je te plains; et si tu ne le dis pas Messieurs, il n'y a pas un moment à perdre, pour jouir de ce spectacle ravissant. (Ifs s'avancent vers la colline.)