M. D'ORVAL, HENRIETTE
Henriette. — Vous venez bien à propos , mon papa ; je courais vous chercher.
m. d'or val. — Qu'as-tu donc de si pressé à me dire?... Mais, que fais-tu de l'épée de ton frère?
Henriette. — Je lui ai promis d'y mettre un beau nœud ; mais c'était pour tirer de ses mains cette arme dangereuse. N'allez pas la lui rendre au moins.
m. d'orval. — Pourquoi reprendraisje un cadeau que je lui ai fait?
Henriette. — Ayez au moins la bonté de la retenir jusqu'à ce qu'il soit devenu
moins turbulent. Je viens de le trouver I ici , comme Don Quichotte , s' escrimant t m\ seul d'estoc et de taille , et menaçant de faire ses premières armes contre ses camarades qui viennent le voir.
m. d'orval. — Le petit écervelé ! s'il veut s'en servir pour ses premiers exploits, ils ne tourneront pas a sa gloire, je feu réponds. Donne-moi cette épée.
Henriette lui donne l'épée. — Le voici; je l'entends sur l'escalier.
M. d'ouval. — Cours faire son nœud, et tu me l'apporteras lorsqu'il sera prêt. I Us sortent.)