‹ Œuvres complètes de Berquin (volume 2)Chapitre 236 sur 264 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

RENAUD l'aîué, RENAUD le cadet, DU- PBÉ l'aîué, DUPRÉ le cadet, AUGUSTE.

Auguste rentre, tenant à la main son épée dans le fourreau. Les deux petits se sauvent, l'un dans un coin, l'autre derrière un fauteuil. Renaud l'aîné et Dupré l'aîné l'attendent de pied ferme.

auguste, s'avançantvers Renaud l'aîné. — Attends, je vais l'apprendre, petit insolent! . . (// dégaîne son épée; et au lieu d'une lame , il tire du fourreau une longueplume de dinde. Il s' arrête, confondu. Les petits poussent un grand éclat de rire et se rapprochent.)

renaud l'aîné. — Avance donc. Voyons la force de ton épée 1

dupré l'aîné. — N'ajoute pas à sa honte. Il ne mérite que du mépris.

renaud le cadet. — Ah ! voilà donc ce que vous aviez vous seul ledroit de porter?

dupré le cadet. -^- 11 ne fera de mal à personne avec ses armes terribles.

renaud l'aîné. — Je pourrais maintenant te punir de ta grossièreté ; mais je rougirais de ma vengeance.

dupré l'aîné. — 11 ne mérite plus notre société ; il faut l'abandonner à lui-même.

RtNAUD le cadet. — Adieu, monsieur le chevalier h l'épée de plume.

dupré le cadet. — Nous ne reviendrons plus que vous ne soyez désarmé ; car vous êtes trop redoutable. (lis veulent sortir.)

renaud l'aîné, les arrêtant. — Restons ici . nu plutôt allons rendre compte à son

l'ami des enfans.

pèiedenolrecouduife. Autrement, toutes les apparences seraient contre nous.

ddpré l'aîné. — Tu as raison. Que pourrait-il penser , si nous sortions de sa maison sans prendre congé de lui ?

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