SCÈNE XL
FRÉDÉRIC, LÉONOR, JULIE, DOROTHÉE, ADÉLAÏDE, DUVERNEY L'aîné.
Frédéric . accourant joyeux. — Voilà
mes batteries toutes dressées II peut venir à présent. Nous le recevrons.
léonor. — Mais enfin, peut-on an prendre ?....
DOROTHÉE. — Oui, Olli , ll"lis Voulons
être du complot, et nous vous aiderons de toutes nos forces.
FRÉDÉRIC. — Il n'est pas nécessaire, mesdemoiselles. Il est brûlai , el je do \<h\ pas \niis exposer. Je viens d'arranger toutes choses avec le palefrenier, il m'a compris ii demi-mol . el il me secondera à m< rveille.
L AMI DES F.XFAXS.
léonor. — Au moins faul-il que nous sachions....
Frédéric. — Voici tout ce que vous devez savoir. Nous allons jouer a colinmaillard , pour qu'il nous trouve bien en train lorsqu'il reviendra. Après quelques tours je me ferai prendre. Vous me laisserez voir un peu à travers le mouchoir, afin que je puisse le prendre a mon tour. Quand je lui banderai les yeux, vous vous retirerez tout doucement dans le cabinet de mon papa , en emportant les lumières , et vous me laisserez seul avec lui. Je vous appellerai lorsqu'il en sera temps.
duverney l'aîné. — Mais s'il va te rosser dans votre tête-à-tête ?
Frédéric. — Bon! tu as vu comme je l'ai terrassé. Je ne le crains pas. Je viens de voir encore tout à l'heure combien il est poltron. Mais avant tout, il faut faire descendre les petits , car il pourrait monter là-haut tout de suite , et leur faire quelque frayeur. Julie , va les chercher et amène-les ici.
julie. — Oui , oui , j'y cours.