AGATHE , CHARLOTTE , SOPHIE , SAINT-FIRMIN, CHARLES
Charles, à Saint-Firmin. — Eh bien!
as-tu fini?
saint-fiumiv — La voilà : prends, et rougis de ta paresse.... Eh bien! mes-
demoiselles, avez- vous quelque jeu d'arrêté?
agathe. — Nous vous attendions pour décider notre partie.
saint-firmin. — J'ai là-bas un petit musicien à vos ordres : si vous me le permettez, je vais l'appeler pour vous chanter quelque chanson , ou pour vous faire danser.
sophie. — Un petit musicien! où estil ? où est-il ?
charlotte. — Il faut convenir que M. de Saint-Firmin s'entend bien à amuser sa société.
saint-firmin. — Nous ferons , en nous amusant, un acte de charité, car le pauvre petit musicien ne possède rien sur la terre que son violon.
charles. — Et qui le paiera? M. de Saint-Firmin? 11 parle et il agit toujours comme si le roi était sou parrain, et il n'a pas une maille.
sophie — Ne rougis-tu pas , mon frère?....
saint-firmin. — Laissez-le dire, ma cousine, il ne m'offense point; ce n'est pas un crime d'être pauvre : je ressemb e par-là à mon petit musicien , qui est un très-bon enfant. Je lui donnerai douze sous qui me restent dans ma bourse, et il m'a promis de jouer à ce prix toute la soirée.
charlotte. — Nous nous cotiserons toutes pour le payer.
agathe. — Oui. oui, nous boursillerons.
saint-firhin. — Voulez-vous que j'aille le chercher? Il attend là-bas à la porte.
sophie. — Sûrement, mon cher petit cousin, et dëpôehè-toi; {Saint-Firmin sort. Fn même temps Justine apporte un gâteau sur un plat.)
L AMI DES ENFANS