‹ Œuvres complètes de BerquinChapitre 129 sur 197 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

M. DORMEl- .MADAME DORMEL, SOPHIE,

DORMEL raînt^'.

// a l'air faible et abattu, ses bras sont entourés de linges, il porte deux pains et une bouteille de vin.

DORMEL l'aîné , jetant les pains sur la

table, et mettant la bouteille a tene. — Tenez , mangez ; ils me coûtent bien cher! Je n'en puis plus. (Il se laisse aller sur un vieux coffre.)

M. DORMEL. —Qu'est-ce à dire? Seraitce le fruit d'un crime? Ah , malheureux !

DORMEL l'aîné. — Mangez, vous disje ; je suis digne de vous !

M. DORUEL. — Mais encore, que sigiiifle l'état où vous voilà?

M""^ DORMEL. — Des baudages , des linges, du sang! Vous seriez-vous battu?

SOPHIE. — Ah, ma mère ! il s'est fait saigner. Tenez, voil'a une ligature défaite. Le sang coule de son bras.

DORMEL fils. — Mon père ! . . . ma mère ! ma sœur! c'était pour vous donner du pain.

M. et M"^ DORMEL. ensemble. — Ali, mon fils!

SOPHIE. — Ah. mon frère! {lU s'approchenl de Donnel ei l'embrassent étroitement. Sophie resf erre la ligature.)

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