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nouvel accès de douleur. Elle l'apprit euGn lorsque sa santé fut plus allerruie. Toutes les plaies de son cœur se rouvrirent, et les larmes maternelles coulèrent de ses yeux. Mais le ciel , en lui ôlant un fils indigne de sa tendresse, lui en rendait un qui l'avait méritée par tout ce que la nature a de plus sensible et la vertu do plus touchant. 11 avait laissé en Amérique une jeune veuve nommée Lucelle , dont il était tendrement aimé , et à laquelle il se disposait à s'unir. 11 confia à madame Corée les désirs de son amc. C'était de pouvoir réunir dans sej» bras son épous«
et sa mère. Celle-ci saisit aree joie lu projet de passer avec lui en Amérique.
Une Tille remplie de ses folies et de ses malheurs , était pour elle un séjour odieui; et l'instant où elle s'embarqua lui rendit une nouvelle vie. Le ciel qui protège la piété , leur accorda des vents favorables. Lucelle reçu la mère de son amant comme elle aurait reçu sa mère.
L'hymen fit de ces amans les époux les plus fortunés, et leurs jours coulent encore dans cette paix inaltérable, dans ces plaisirs purs et sereins qui sont le partage de la vertu.