‹ Œuvres complètes de BerquinChapitre 40 sur 197 · PAULINE · texte numérisé non relu

PAULINE

m"* de verteuil. — Regarde bien , Pauline, je vais ouvrir ce tiroir. Qu'y a-t-il dedans?

PAULINE. — Un ruban blanc , avec des raies rouges et de petites fleurs entre les raies. Oh! qu'il est joli !

M™" DE VERTEUIL. — Ferme à présent les yeux. Ne peux-tu pas encore te représenter ce qu'il y a dans le tiroir ?

PAULINE , les yeux fermés. — Pardonnez-moi , maman ; un ruban blanc avec des raies rouges. C'est comme si je voyais encore les petites fleurs.

m"^ de vertelil. — Tu vois ce ruban à peu près comme tu verrais dans le miroir ta poupée , si elle était placée derrière loi , en sorte que tu ne pusses la voir autrement ; alors lu ne verrais pas la poupée elle-même, pas plus que tu ne vois à présent le ruban lui-même ; tu verrais seulement dans le miroir une représentation ou une image de la poupée. Essayons. Ouvre les yeux , je vais mettre ta poupée derrière toi , sur cette taljle. Peux-tu voir la poupée elle-même , en restant comme tu es , sans te retourner ?

PAULINE. — Non , maman.

m"** DE VERTEUIL. — Je vais mainte-

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