‹ Œuvres complètes de BertinChapitre 3 sur 102 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

Et (piels discours ! Zéphyr en retint quelque chose » Et le porta soudain à l'oreille des dieux.

Depuis ce temps je brûle : aucun pavot n'apaise Les douleurs d'un poison lent à me dévorer.

La nuit , sur le duvet , je me sens déchirer : Le plus léger tapis m'importune et me pèse, Et mes yeux sont, hélas! toujours prêts à pleurer.

ELEGIE III

A EUCHARIS

Deux fois j'ai pressé votre sein , Et vous m'avez deux fois repoussé saus colère.

Vous avez rougi du larcin :

Ne fait-on que rougir lorsq[u'il a pu déplaire?

Ah I c'est assez ; oui , je lis dans vos yeux

Et ma victoire et votre trouble extrême :

Mortel f à vos genoux, je suis égal aux dieux; Vous m'aimez, je le vois, autant que je vous aime.

Mais de vos bras laissez-moi m'arracher.

Il n'est pas temps de combler mon ivresse.

Unis trop tôt, nos cœurs, ô ma belle maîtresse! De leurs liens eneor pourraient se détacher.

Faites que mon amour dure autant que ma vie!

Laissez-moi par des soins acheter vos faveurs, irréooutez ni soupirs, ni prières, ni pleurs, Combattez ma plus chère envie;

Page 1