‹ Œuvres complètes de BertinChapitre 55 sur 102 · SUR LE MARIAGE DE CATILIE · texte numérisé non relu

SUR LE MARIAGE DE CATILIE

O jour affreux 1 ô fatal hyméuée !

Pleurez , Vénus ; pleurez , tendres Amours !

Celle que j'aime, à Tau tel entraînée, ^ Court en tremblant, victime couronnée, Sous d'autres lois s*enchaîner pour toujours. C'en est donc fait, ma chère Catilie; Quand j'ai ton cœur, un autre aura ta foi !

Ce nouveau nœud rompt le nœud qfui nous lie : C'en est donc fait ; et tu n'es plus à moi !

Pour ton ami désormais étrangère, Tes yeux si doux de rigueur vont s'armer; En te parlant, du nom de ma bergère Je ne dois plus tendrement te nommer.

Il faut cesser de te voir à toute heure, De te chercher, de te suivre en tous lieux ; ]£t séparés par cent murs odieux,

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