VERS ADRESSÉS A M. L'ABBÉ DELILLE
AU fKEHIEB JCUR DX h' Ait.
AU plus frivole des amis,
Et par malheur au plus aimable,
Portez , déesse favorable ,
Les jours que vous m'avez promis!
Comme ces beautés iofidèles
Qu'on quitte et qu'on reprend toujours ,
Malgré ses erreurs éternelles,
Je mets ses beaux ans sous vos ailes
Et sous la garde des Amours.
Toujours épris des goûts volages ,
Toujours parjure à ses sermens ,
Plus mobile que les nuages ,
n s'abandonne à tous les vents;
Et, dieu merci! depuis deux ans,
Je ne le vois qu'en ses ouvrages.
2i8 PRIÈRE A LA JEUNESSE.
Ah! dans ce brillant tourbillon, S*il est heureux, je lui pardonne :
De Virgile et d'Anacréon Qu'il ceigne la double couronne , Et qu'il soit jusqu'à son automne Plus étourdi que Voisenon.
A MA ZIRPHÉ. 219
A MA ZIRPHÉ,