‹ Œuvres complètes de BertinChapitre 89 sur 102 · A M. DELILLE · texte numérisé non relu

A M. DELILLE

Là , respirait Titus , Tamour de Tltalie :

Là , Jupiter tonnait au Vatican ;

Là, fut surpris Ovide avec Julie.

Volons au champ de Mars , au cirque plus vanté ; Volons aux jeux guerriers inventés dans la Grèce

Je vois une ardente jeunesse,

Qu'indigne son oisiveté, Presser les flancs poudreux d'un coursier indompté . Déployer, en luttant, sa nerveuse souplesse, Et disputer, aux yeux d'une fière maîtresse, Le prix de la valeur, et non de la beauté.

Oh ! que ne suis-je assis au bois de Lucrétile, Au fond de ces jardins au profane inconnus, Où ta muse autrefois sous les traits de Virgile Dans ses vers si touchans , pure, simple et facile, Fit couler tant de pleurs au nom de Marcellus ! Cascades de Tibur, ombrages d'Albunée, Qui vous voit, malgré lui, doit chanter ses amours-

Dans votre enceinte fortimée ,

On dit qu'au déclin des beaux jours .

L'ombre d'Horace , encor de roses couronnée , Suit toujours Lalagé qui s'échappe toujours.

LETTRE A M. DU HAUTIER. 349

LETTRE

A MONSIEUR

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