‹ Œuvres complètes de BertinChapitre 93 sur 102 · EN RÉPONSE A DES VERS · texte numérisé non relu

EN RÉPONSE A DES VERS

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Lassé de tout, sans luth et sans maîtresse, Depuis long-temps j'étais mort aux plaisirs , Bt le chantre de la tendresse N'avait plus même de désirs ; Lorsqu'à ma paupière éblouie, Dans le plus brillant appareil , Ce matin vint s*offrir, à l'instant du réveil. Une beauté piquante , au visage vermeil.

Aux épaules d'albâtre, à la gorge arrondie :

Répandu sur ses traits, un reste de sommeil La rendait encor plus jolie.

Je reconnus la muse si chérie.

Qui toujours promenant sa foi ,

De mes liens jadis, sans trop savoir pourquoi,

S^ était brusquement dégagée:

Je crus qu'elle était corrigée,

Et qu'elle revenait à moi.

Je voulus l'embrasser. « Arrête , me dit-elle, Bourbon m'aime ; il est fier, jeune, ardent, plein de zèle : Pour lui seul désormais je garde ces appas.

Tu me servis trop mal : tiens, je sors de ses bras;

Regarde comme je suis belle.

Lis ce billet ; en vers moins polis et moins doux ,

Autrefois s'exprimait Horace :

Il l'écrivit sur mes genoux.

En le dictant, j*ai signé ta disgrâce!

Il faut nous séparer : adieu , Tu ne me verras plus, car Bourbon me rappelle. Tous les amans que j*eus, Anacréon « Chapelle, Lafare et Saint- Aulaire , et Vendôme et Chaulieu , Je les retrouve en lui ; je lui serai fidèle. »

ayo LETTRE

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