VIIT. À LA MARQUISE DE SABLE
Décembre 1660.
Encore que je sois bien embarrassé, je ne puis différer à vous rendre mille grâces de m'avoir procuré la conncissance de M. Meniot, cér c'est à vous sans doute , madame , que je la dois. Etcommeje l’estimois déjà beaucoup par les choses que ma sœur m’en avoit dites, je ne puis vous dire avec combien de joie j’aireçu la grâce qu’il m'a voulu faire. Il ne faut quelire son épître pour voir combien il à d'esprit et de jugement; et quoique je ne sois pas capable d’entendrele fond des matières qu'il traite dans son livre, je vous dirai néanmoins, madame, que j'y ai beaucoup &ppris par la manière dont il accorde en peu de mots l’immatérialité de l'âme avec le pouvoir qu'a la matière d’altérer ses fonctions et de causer le délire. J'ai bien de l’impatience d’avoir l’honneur de voùs en entretenir.