CONCLUSION
De MM. les curés de Paris, pour la publication de la censure du livre de l’Apologie pour les casuistes, faite par MM. les vicares généraux de M. le cardinal de Retz.
Du lundi 22 novembre 1658.
En l'assemblée extraordinaire de MM. les curés de Paris, tenue en la salle presbytérale de Saint-Côme le 22 novembre 1658, M. le curé de Saint-Roch, ancien des syndics en charge, a référé et donné avis à la: compagnie, qu’enfin on a imprimé la censure du livre d’un auteur anonyme, intitulé : Apologie pour les casuistes contre les calomnies des jansénistes , etc., imprimée en l’année 1657 ; faite par messire Jean-Baptiste de Contes, prêtre, doyen de l’église archiépiscopale et métropolitaine de Paris, conseiller ordinaire du roi en ses conseils d’État et privé, et par messire Alexandre de Hodencq, aussi prêtre, docteur de la société de Sorbonne, curé et archiprêtre de Saint-Séverin, conseiller du roi en sesdits conseils : vicaires généraux de M. le cardinal de Retz, archevêque de Paris; contenant la condamnation spéciale de trente des plus pernicieuses maximes dudit livre, avec cette clause expresse et générale, « sans approbation de plusieurs autres propositions et discours contenus audit livre : » arrêtée au conseil de mondit seigneur archevéque, le vingt-troisième jour d'août 1658; mais qu’on n’avoit pu imprimer, ni publier jusqu’à présent, à cause des empêchemens notoires apportés par l’auteur anonyme et par les défenseurs de ladite Apologie à la publication de la censure susdite, et de celle de la sacrée Faculté de théologie de Paris: et l’exemplaire de la censure desdits sieurs vicaires généraux mis sur le bureau, et lu le mandement et préface d’icelle; d'autant qu’elle ne contient aucun mandement spécial, ni exprès aux curés de Paris de la publier aux prônes des messes paroissiales ; mais seulement, en général, qu’elle sera publiée partout où besoin sera : ledit syndic a proposé s’il n’est pas bon et nécessaire de demander, de sa part de la compagnie, à MM. les vicaires généraux, un mandement spécial adressé aux curés de Paris, comme de coutume, à ce qu’ils aient à publier ladite censure aux prônes de leurs messes paroissiales.
Après lesquelles relation et proposition, ledit syndic a requis et pris les fins et conclusions qui suivent :
La première, que MM. les grands vicaires seront très-humblement remerciés, de la part de la compagnie, par les députés et syndics d’icelle, de la peine qu'ils ont prise, suivant la requête des curés de Paris du deuxième jour de janvier 1658, d'examiner très-soigneusement et trèsexactement ledit très-méchant livre, et de le condamner par une s; ample et si excellente censure, laquelle sera toujours suivie par tous les amateurs de la justice chrétienne avec une extrême joie et un très-pro-