Iliade , livre I , discours de Nestor. (B
3. En 4649. (B.) — La date 4649 est inexacte, la bataille de Lena fu t gagnée par le prince de Condé contre les Espagnols et les Allemands , le 20 août 4 648.
CHANT III
Où ton bras fit trembler le Rhin, l’Escaut et l’Êbre, Lorsqu’aux plaines de Lens nos bataillons poussés Furent presque à tes yeux ouverts et renversés,
Ta valeur , arrêtant les troupes fugitives ,
Rallia d’un regard leurs cohortes craintives,
Répandit dans leurs rangs ton esprit belliqueux,
Et força la victoire à te suivre avec eux.
La colère à l’instant succédant à la crainte,
Ils rallument le feu de leur bougie éteinte :
Ils rentrent; l’oiseau sort; l’escadron raffermi Rit du honteux départ d’un si foible ennemi.
Aussitôt d ins le chœur la machine emportée
Est sur le banc du chantre à grand bruit remonte*,
Ses ais demi-pourris, que l’âge a relâchés,
Sont à coups de maillet unis et rapprochés.
Sous les coups redoublés tous les bancs retentissent;
Les murs en sont émus; les voûtes en mugissent,
Et l’orgue même en pousse un long gémissement.
Que fais-tu, chantre, hélas! dans ce triste moment? Tu dors d’un profond somme, et ton cœur sans alarmes Ne sait pas qu’on bâtit l’instrument de tes larmes!
Oh! que si quelque bruit, par un heureux réveil, T’annonçoit du lutrin le funeste appareil!
Avant que de souffrir qu’on en posât la masse ,
Tu viendrais en apôtre expirer dans ta place ,
Et, martyr glorieux d’un point d’honneur nouveau, Offrir ton corps aux clous et ta tête au marteau.
Mais déjà sur ton banc la machine enclavée Est , durant ton sommeil , à ta honte élevée :
Le sacristain achève en deux coups de rabot;
Et le pupitre enfin tourne sur son pivot.
CHANT IY.
Les cloches dans les airs, de leurs voix argentines, Appeloient à grand bruit les chantres à matines, Quand leur chef1, agité d’un sommeil effrayant, Encor tout en sueur, se réveille en criant.
Aux élans redoublés de sa voix douloureuse,
Tous ses valets tremblans quittent la plume oiseuse. Le vigilant Cirot court à lui le premier.
C’est d’un maître si saint le plus digne officier;
La porte dans le chœur à sa garde est commise :