‹ Œuvres complètes de BoileauChapitre 134 sur 492 · Voy. ci-dessus, épltre XII · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus, épltre XII

3. Charles-François d’Abra de Raconis, évêque de Lavaur, auteur d’un grand nombre d’ouvrages, a écrit trois in-4* contre le livre d'Arnauld sur la Fréquente communion.

4. Thomas A-Kempis (né à Kempis, en Allemagne, en t680, et mort en 4 784) est l’un des auteurs auxquels le livre de l’Imitation a été attribué.

6. Arnauld, docteur de Sorbonne, avoit fait une élude particulière des écrits de saint Augustin, dont il a traduit en françois plusieurs traités, comme celui des Mœurs de l'Église catholique, celui de la Correction et de la Grâce, celui de la Véritable Religion, le Manuel de la Foi , etc. — 11 a déjà été fait plusieurs mentions d’Antoine Arnauld.

6. On sait que saint Augustin est antérieur de huit siècles à saint Louis, fondateur de la Sainte-Chapelle.

7. Fameux auteur qui a fait la Moelle théologique, Medulla théologien. (B.)

8. Une partie du revenu de la Sainte - Chapelle consisloit en vins

Vingt muids ranges chez moi font ma bibliothèque.

En plaçant un pupitre on croit nous rabaisser;

Mon bras seul sans latin saura le renverser.

Que m’importe qu’Arnauld me condamne ou m’approuve T J’abats ce qui me nuit partout où je le trouve :

C’est là mon sentiment. A quoi bon tant d’apprêts?

Du reste, déjeunons, messieurs, et buvons frais. »

Ce discours, que soutient l’embonpoint du visage. Rétablit l’appétit , réchauffe le courage ;

Mais le chantre surtout en paroît rassuré.

« Oui, dit-il, le pupitre a déjà trop duré :

Allons sur sa ruine assurer ma vengeance.

Donnons à ce grand oeuvre une heure d’abstinence;

Et qu’au retour tantôt un ample déjeuner Longtemps nous tienne à table , et s’unisse au dîner. » Aussitôt il se lève , et la troupe fidèle Par ces mots attirans sent redoubler son zèle.

Ils marchent droit au chœur d’un pas audacieux,

Et bientôt le lutrin se fait voir à leurs yeux.

A ce terrible objet aucun d’eux ne consulte :

Sur l’ennemi commun ils fondent en tumulte;

Ils sapent le pivot, qui se défend en vain;

Chacun sur lui d’un coup veut honorer sa main.

Enfin sous tant d’efforts la machine succombe,

Et son corps entr’ouvert chancelle , éclate et tombe.

Tel sur les monts glacés des farouches Gélons1 Tombe un chêne battu des voisins aquilons;

Ou tel, abandonné de ses poutres usées,

Fond enfin un vieux toit sous ses tuiles brisées.

La masse est emportée , et ses ais arrachés Sont aux yeux des mortels chez le chantre cachés.

L’Aurore cependant, d’un juste effroi troublée,

Des chanoines levés voit la troupe assemblée,

Et contemple longtemps, avec des yeux confus,

Ces visages fleuris qu’elle n’a jamais vus.

Chez Sidrac aussitôt Brontin d’un pied fidèle Du pupitre abattu va porter la nouvelle.

Le vieillard de ses soins bénit l’heureux succès,

du territoire de Reims. Chaque chanoine en percevoit un muids an.

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