‹ Œuvres complètes de BoileauChapitre 230 sur 492 · III. — La prise de Piombino et de Portolongone · texte numérisé non relu

III. — La prise de Piombino et de Portolongone

Cette campagne , fort glorieuse dans les Pays-Bas et en Catalogne 1 , n’avoit pas eu le même succès en Italie , où la levée du siège d’Orbitelle avoit déjà ébranlé les alliés de la France. Une si légère disgrâce fut presque aussitôt réparée par la prise de Piombino et de Portolongone, situées, la première sur la côte de Toscane, et l’autre tout proche, dans l’île d’Elbe. Le maréchal de La Meilleraye et le maréchal du Plessis y étant arrivés sur la fin de septembre avec une flotte considérable , qui , quelques jours après , fut suivie de quinze galères , et ayant débarqué leurs troupes , assiégèrent successivement ces deux places par terre et par mer , sans que les Espagnols , à qui il importoit extrêmement de les conserver, osassent tenter d’y envoyer du secours. Piombino fut prise en deux jours , mais Portolongone fit une plus longue résistance ; elle ne se rendit que le dix-huitième jour de tranchée ouverte , après avoir soutenu un grand assaut sur la brèche du bastion. Ces deux conquêtes rassurèrent les alliés du roi, et ils demeurèrent fermes dans son alliance.

C’est le sujet de cette médaille. L’Italie y est représentée à l’antique, et la Victoire lui montre deux couronnes murales. Les mots de la légende : firmata sociorum fides , signifient la fidélité des alliés affermie. Ceux de l’eiergue : Piombino et Portolongone expugnatis, m. dc. XLvi., veulent dire : La prise de Piombino et de Portolongone , 1646. [Médailles, etc., p. 22.... Séance du 20 décembre 1695.)

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