XVI. — Au comte de Maurepas, secrétaire d’état
Quelque affligé que je sois*, monseigneur, la douleur ne m’a pas encore rendu si stupide que je ne sente, comme je dois, l’extrême honneur qne vous m’avez fait en m’écrivant d’une manière si obligeante, sur la mort de mon illustre ami. Vous avez parfaitement tracé son éloge en très-peu de mots, et je doute que l’écrivain qui sera reçu en sa place à l’Académie , le fasse mieux en beaucoup de périodes. N’attendez pas cependant , monseigneur, de moi sur cela une réponse digne de votre obligeante lettre. Il me reste assez de raison pour comprendre ce que je vous dois, mais non pas assez de liberté d’esprit pour vous exprimer ma reconnoissance ; et tout ce que je puis faire , c’est de vous assurer que je suis avec un très-grand zèle et un très-grand respect, monseigneur, etc. .