SECOND FAIT
Slahl a fort bien remarqué , après quelques anciens , que les humeurs se portent en plus grande abondance et avec beaucoup plus de force vers la tête, pendant l’enfance , que pendant l’âge viril j le développement de l’embryon que Malpighi a vu commencer par la tête , est une suite de cette tendance des liqueurs vers la partie supérieure.
Il ne faut donc pas être surpris que les énfans soient sujets à des maux à la tête , au visage , au cou , puisque le torrent du sang y dirige la plus grande partie des sucs excrémentitiels , et doit nécessairement y faire bien des ravages f ce torrent diminue avec l’âge , il change de direction : ces changemens fournissent la raison que nous cherchions ; il n’est pas question de savoir comment ils se font , et quel est leur usage j il suffit qu’ils apprennent pour-, quoi les glandes du cou des enfans s’engorgent plus aisément que celle des adultes.
L’application de cette observation qu’on fera dans là suite, justifiera sa justesse; elle indique en génépi, outre ce que nous venons d’en conclure , que les écypu^fTes sont de ces maladies qui
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suivent quelquefois les mouvemens des humeurs, ou la marche des oscillations auxquelles les humeurs obéissent.
Il y a encore dans les enfans d’autres dispositions particulières qui les rendent plus sujets aux tumeurs des glandes, qui sont un des principaux symptômes des écrouelles {premier fait)-, les solides et les liqueurs semblent concourir à favoriser la formation de ces sortes de tumeurs : il convient d’examiner cette vérité , et de la mettre dans un plus grand jour.