RÉCAPITULATION
On voit par tout ce que nous yenons de diré , que nos principaux remèdes dans les écrouelles sont les vomitifs , les purgatifs , les absorbans , le quinquina ,. les anti-scorbutiques , les frictions mercurielles , et les eaux Bonnes , ou celles de Barèges : le mercure et les eaux sont sans doute les principaux ; les autres ne sont faits que pour aider et modifier leur action. Il n’est pas possible de prescrire exactement la dose , la durée et les différentes combinaisons qu’on peut faire de tous ces remèdes.
On réussira souvent avec les eaux en bain , en douche , ou bien intérieurement, ou de toutes ces trois façons, et avec des frictions locales ou générales , avec ou sans salivation , suivant les cas que la prudence du praticien doit distinguer.
Nous observerons seulement en passant, que, comme le dit Hoffmann dans sa Dissertation sur le mercure y plurimorum timi-
dilate præposlerd , prœcipuje in , determinandif medicamentorum dosibiis, fit, ut mocborum chronicorum 'pertinaçia adeà raro devincatur medicamentorüm ejficacid , quce quidem adeà parce datis , ut plurimürp. nulla, , .çst,* , Cette. • remarque . «générale suffira par rapport à tous les autres remèdes;: mais nous, ajoute», rons au sujet des eaux, que les craintes dp eeux qui en défendent l’usage intérieur ou extérieur;, pu qui du moins le, bornent à de très-petites doses, viennent de l’in, expérience -s pn, ne prend plus ces eaux en tremblant et en tâtonpant ; on ën nse aujourd’hui très-communément en boisson ordinaire , en bain ,.fen, douche et de toutes les façons.
Ceux qui savent les manier ne craignent pas leurs mauvais, effets, et ne regardent pas sur pe pied la chaleur tju’elles donnent quelquefois , et la vivacité qu’elles apportent dans le sang; ce sont des changemens nécessaires pour que les eaux aient quelque effet : tant il est vrai que , comme nous l’avons indiqué , il faut, pour guérir une maladie chronique telle que les écrouelles , retourner, pour ainsi dire , un tempérament ; imiter la nature qui s’ouvre quelquefois des voies au moyen desquelles l’action du virus écrouelleux est sans effet; développer la constitution bilieuse du sang, puisque c’est plie qui fait que les écrouelles sont plus rares dans les adultçs, Warton a remarqué , comme .nous l’avons indiqué ci-dessus ,, qu e S tmmosi matrimonio curantur , quia suocus albumini oui similis , ( qu’il croit être la cause des écrouelles ) ad testicujos vergit. Quoi qu’il en soit de cette explication, il est assuré que la révolution qui suit le mariage est salutaire , et qu’on peut dire dans bien des cas, au sujet de cette maladie , ce que disoit Hippocrate ( de Virginum qffectibus ) : Egoimpero virgines his morbis affectas , quàm çitissim'e cum viris, conjungi, '
Nous avons aussi recours pour combattre les écrouelles, outre le changement d’air et le régime , à un remède ou une manœuvre que les anciens mettoient en usage aussi souvent, et avec aussi peu de ménagement, que les modernes l’emploient rarement; c’est l’application des cautères, qui supplée quelquefois à bien d’autres remèdes , et qui augmente ou assure souvent leur action,