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glise que nous appelons catholique n'est pas renfermée dans les murailles d'une seule ville si grande et si peuplée qu'elle soit. Elle s'étend bien loin dans les nations. Celte même Eglise que nous nommons catholique et apostolique , parce qu'elle a la succession des apôtres, et qu'elle se multiplie tous les jours par toutes les provinces du monde, nous la désignons aussi par le nom d'Eglise romaine; parce qu'une tradition ancienne lui apprend à reconnaître l'Eglise de Rome comme le chef de sa communion; et par là nous la distinguons plus spécialement de toutes les sectes qui se sont séparées du siège de l'apôtre saint Pierre , que l'antiquité chrétienne a révéré dès les premiers temps, comme le centre de l'unité ecclésiastique. Nous ferons voir à notre adversaire, en un autre lieu, que nos pères nous l'ont ainsi enseigné. Maintenant il nous suffît qu'il observe que c'est de celte Eglise que le curé parle dans les pieuses interrogations qui sont apportées dans le Catéchisme. Car il est clair qu'il ne parlait pas de l'Eglise luthérienne , ni de la prétendue réformée, ni de l'élhiopique , ni de la grecque. Il parlait de l'Eglise en laquelle il était établi pasteur; où le malade voulait mourir; à laquelle il avait demandé le saint \'iatique du divin corps de notre Sauveur, et le remède salutaire de l'Extrême-Onction; de laquelle il attendait les honneurs de la sépulture ecclésiastique. Celle-là était, sans doute, l'Eglise que l'usage commun appelle romaine. C'est de cette Eglise que le malade se reconnaissait le vrai fils, le fils loyal et obéissant : et ainsi ne témoignait-il pas qu'il embrassait sincèrement sa doctrine, qu'il recevait avec humilité ses décisions, qu'il suivait de tout son cœur ses enseignements? Et toutefois le ministre avoue que le chemin du ciel lui était ouvert, bien qu'il fit cette déclaration en mourant. Par conséquent il faut qu'il accorde qu'en l'an 1543, les fidèles se pouvaient sauver en la communion et en la créance de l'Eglise romaine.