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4. JievelnvU tiobis {Deus] per Scripturas suas sanctas . esse in liomine libi-rum volunlnlis arbitrium. Au;;., do Grat. ot iib. Arb., c. 2, n. 2. toin. x, col. 71S.
5. Consentire aulfm vncationi Deî ^ veî ab ed tîissentire )iropriŒ volunlalis fst. Du ïSpir. et l.itt., o. 34, n. 60, tom. x, col. 120.
De cette doctrine du libre arbitre suit notre coopération avec la grâce, suivant cette (larole du saint Apolre : « Opérez votre salut avec crainte et Irera- » blcment; car Dieu opère en vous le vouloir et le » faire' : »oii saint Paul ordonne que nous fassions ce qu'il dit que Dieu fait en nous; et c'est pourquoi il parle ainsi de lui-même : Non pas moi, mais la grâce de Dieu avec moi^; c'est-à-dire , selon l'interprétation de saint Augustin : « Ce n'est pas la » grâce de Dieu toute seule , ce n'est pas aussi lui » tout seul ; mais la grâce de Dieu avec lui'. »
La seconde chose qui est nécessaire pour les mérites, c'est la sainteté et la justice des bonnes œuvres , que nous avons très-solidement établie sur cette vérité catholique, qui nous enseigne que nos bonnes oeuvres sont des ouvrages du Saint-Esprit, et qu'elles naissent de l'iniluence continuelle de Notre Seigneur Jésus-Christ sur les fidèles , qui sont ses membres.
Je sais que les ministres semblent distinguer ce que nous faisons dans les bonnes œuvres, d'avec ce que le Saint-Esprit y opère, mais c'est parler ouvertement contre l'Ecriture. Car il n'y a rien dans les bonnes œuvres qui soit plus à nous que notre vouloir; et c'est là proprement ce que nous faisons. Toutefois c'est notre vouloir que le Saint-Esprit s'attribue : Dieu, dit-if, opère en nous le 'couloir. Par où nous voyons sans obscurité que Dieu agit tellement en nous, que ce que nous faisons de bien, c'est lui qui le fait, et que ce qu'il fait de bon en nos œuvres, c'est nous-mêmes qui le faisons par sa grâce : et ainsi se justifie très-parfaitement ce que nous avons cité de l'Apôtre; non pas moi, mais la grâce de Dieu avec moi. Ce qui nous montre de quelle justice les bonnes œuvres des saints doivent être ornées, puisqu'elles tirent leur origine de celui qui est la sainteté môme et la source de toute justice.
Outre la coopération de nos volontés, cl la justice de nos bonnes œuvres , le mérite demande encore que la vie élernelle leur soit proposée comme leur couronne et leur récompense; et c'est ce que toute l'Ecriture nous prêche. Car je n'y vois rien plus commun que cette sentence , que Dieu rendra à chacun selon ses œuvres. Mais parce que c'est ici le point principal, il est absolument nécessaire que nous l'examinions davantage. Nous en trouverons l'éclaircissement au chapitre vingt-cinq de saint Matthieu , dans lequel le jugement est dépeint avec de si vives couleurs.
Nous posons comme une maxime certaine, que non-seulement la punition des péchés, mais encore la distribution des couronnes, nous est représentée dans les Ecritures comme une action de justice. C'est pourquoi , dans l'une et dans l'autre de ces actions, Jésus-Christ notre Sauveur parait comme juge; par conséquent il y fait justice : et ainsi ces deux actions appartiennent à la justice.
De là vient qu'en toutes les deux on produit les pièces; et ces pièces ce sont les œuvres; pour cela les livres sont apportés et les consciences ouvertes par cette lumière infinie qui pénètre le secret des cœurs.