La Roq.,p
prouve la communion sans réserve et avec réserve, sous une ou sous deux espèces, mêlées ou prises séparément; parce que trouvant toutes ces manières de communions dans la Tradition de tous les siècles, soit qu'elles soient écrites ou non écrites, elle ne peut croire qu'elles viennent d'une autre source que de Jésus-Christ.
Et pour pousser la chose encore plus loin , la communion qu'on faisait dès les premiers temps en particulier dans la maison, lui persuade que les messes, où le prêtre seul communie, ne laissent pas d'être bonnes, n'y ayant pas plus d'inconvénient d'admettre la communion des fidèles sans l'oblation précédente, que d'admettre l'oblation sans que le peuple communie, puisqu'aprôs tout il ne tient qu'au peuple de communier : que le concile de Trente les y invite, et que Jésus-Christ môme les convie à son banquet; semblable à un père de famille, dont la table est toujours prêle et toujours dressée, encore que ses enfants n'y mangent pas toujours. Mais reprenons le fil de notre discours, et écoutons ce que nous objectent nos adversaires sur la réserve de l'Eucliaristie.