‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 341 sur 631 · Lib. IV, c. XX. Ibid., p · texte numérisé non relu

Lib. IV, c. XX. Ibid., p

in die Pa.sf ., tnni. v, cof. 071.

- 2. Serm. ad Infant., ccxxvii,

sous UNE ESPÈCE. — SECONDE PARTIE.

maine, cela sert encore à confirmer ce que dit le même saint Augustin , lorsque parlant en un autre endroit de la bénédiction de l'Eucharistie, il observe que presque toute l'Eglise la termine par l'Oraison dominicale ; ferè omnis Ecclesi.v' : par où il fait assez entendre qu'il y avait quelques Eglises où cela ne se faisait pas; et saint Grégoire nous apprend que l'Eglise romaine elle-même était de ce nombre.

C'était en effet une chose indifférente de dire ou de ne pas dire dans la liturgie l'Oraison dominicale. Mais quand on avait à la dire, de la mettre, comme a fait saint Grégoire, dans une place où elle fut manifestement distinguée de la consécration proprement dite, ce n'était pas une chose indifférente : c'était la commune et ancienne tradition de toutes les Eglises.

Concluons donc qu'on ne peut pas dire, sans une manifeste absurdité, que le Pater se dit dans l'office du vendredi saint, pour consacrer l'Eucharistie; et puisque notre adversaire ne trouve point dans cet office d'autres paroles consécratoires que l'Oraison dominicale , concluons encore que cela conlirme ce que nous avons déjà démontré, qu'en ce jour-là il n'y avait point de consécration; de sorte qu'on n'y prenait que le corps déjà consacré dès la veille.

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