‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 445 sur 631 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Demandes.

Pour arriver à la fin que nous nous sommes proposée, nous ferons seulement six demandes, que l'Eglise romaine, comme une bonne mère, peut accorder agréablement à ses anciens enfants.

Première demande. — Que le Pape reconnaisse pour membres de la vraie Eglise les protestants, qui se trouveront disposés à se soumettre à la hiérarchie ecclésiastique, et à un concile légitime, sous les conditions qu'on exposera ci-dessous; encore qu'ils soient persuadés que la communion doit toujours, et à perpétuité, être célébrée par les leurs sous les deux espèces.

La raison de cette demande est premièrement, que les protestants sont invinciblement persuadés qu'ils ne peuvent communier autrement en bonne conscience : la seconde, que nonobstant cette opinion des protestants , le Pape les peut recevoir à sa communion, sans blesser les sentiments et les présuppositions de son Eglise.

(Jue les protestants soient invinciblement persuadés qu'ils ne peuvent en conscience communier autrement que sous les deux espèces, cela parait en ce que c'est une vérité constante, qu'encore que Jésus-Christ n'ait pas absolument commandé de communier, néanmoins , supposé que l'on communie , il veut que l'on communie de cette sorte , parce qu'il veut que l'on reçoive la communion ainsi qu'il l'a instituée : or il l'a instituée sous les deux espèces; il veut donc, si l'on communie, qu'on le fasse sous les deux espèces. Et de même que tout

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