Som.. XV. — 2. Zac/t., viii. ly. — jj. Isai., v
ET LES PROTESTANTS D'ALLEMAGNE
d'explication , d'éclaircissement , d'adoucissement modéré; ou si cela ne se peut, ou universellement ou en partie , il faudra du moins suspendre de cùlé et d'autre les décisions, les condamnations mutuelles et les invectives, et tout renvoyer à un légitime concile; d'où il s'ensuit qu'il sera utile, et en quelque sorte permis d'user de tolérance et de condescendance dans les erreurs qui ne renverseront point les fondements de la foi , si l'on ne peut les ôter facilement et sans bruit; ce qui est aussi conforme à l'esprit des apôtres, qui, encore qu'ils sussent bien que la doctrine des Juifs nouvellement convertis au christianisme, touchant l'obligation de s'abstenir du sang et des choses suffoquées, était erronée, néanmoins, comme ils prévoyaient que les Juifs ne lléchiraient jamais sur ce point, nonseulement ne voulurent pas expressément déclarer cette erreur; mais obligèrent encore les Gentils, par une loi portée dans le concile de Jérusalem', à se conformer aux Juifs, pour garder, autant qu'on pourrait l'uniformité.
Il ne faut pas non plus exiger des parties, qu'après avoir fait une réunion préliminaire dans les choses essentielles, une des parties soit obligée de souscrire incontinent aux opinions de l'autre; n'étant pas possible que le peuple, soit protestant, soit catholique, passe en un instant d'une extrémité à l'autre; et cela môme n'étant pas nécessaire, puisqu'il parait , par l'histoire des Evangiles et des Actes , que Jésus-Christ et les apôtres ont introduit successivement leur doctrine , et non pas tout à la fois.