‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 478 sur 631 · CHAPITRE XXXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVII

Des vœux monastiques.

Il sera facile de s'accommoder avec les prolestants sur l'état monastique et les vœux qu'on y fait; puisqu'il y a parmi eux des couvents , où l'on récite les Heures canoniques et le Bréviaire, par exemple, de l'ordre de Cîteaux, à la réserve des collectes et des oraisons qui sont adressées aux saints : on y garde les jeûnes elles abstinences, le célibat, l'hospitalité, la règle de saint Benoit, et les autres choses qui ressentent l'institution primitive. Le vœu d'obéissance ne peut être blâmé de personne : celui de pauvreté est une chose indilTérente : il n'y a que le vœu de chasteté dont on puisse disputer, parce qu'on ne peut pas vouer ce qui est impossible. On pourrait néanmoins s'y obliger, comme on fait dans quelques couvents protestants , non par vœu , mais par serment, en jurant de la garder tant qu'on sera membre de ce monastère , d'où l'on sortirait quand on voudrait.

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