CHAPITRE XL
Conclusion.
Ces choses ainsi établies , il est aisé de faire la démonstration de la proposition avancée, en cette sorte :
Si le Pape peut et veut accorder aux protestants leurs six demandes préliminaires; si dans l'assemblée convoquée par l'empereur on termine les controverses de la première classe, qui consistent dans l'ambiguïté des mots; si dans la même assemblée on termine les questions de la seconde classe, en préférant ce qui sera tenu par une Eglise entière et par une partie de l'autre, à ce qui ne sera tenu que par une partie de l'une ou de l'autre; si, en ce qui regarde les questions de la troisième classe, on prend des tempéraments et qu'on les renvoie pour être réglées au concile général, il s'ensuit que la réunion des deux Eglises se fera sans préjudice de leurs principes, de leurs présupposilions et de leur réputation;
Or le premier est possible, comme il appert par tout ce que dessus;
Donc l'autre l'est aussi, qui est tout ce que l'on avait à démontrer.
Dieu veuille nous inspirer cette parfaite concorde dont parle saint Paul (aux Romains, xv), et nous sanctilier en vérité. Amen.
Ecrit à Hanovre aux mois de novembre et décembre de l'an 1691.
DE SCRIPTO cm TITULUS :