‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 519 sur 631 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Réflexions sur le projet de notre auteur.

Il en faut changer l'ordre , et commencer par où il finit. — Il parait, par ce qu'on vient de dire, que les ouvertures en sont excellentes en général, et qu'il n'y a presque qu'à changer l'ordre. Car, à dire le vrai, il paraîtrait fort étrange à Rome, el dans tùule l'Eglise ealholique, qu'on ne commençât pas d'abord par ce qui regarde la foi. En ell'et, ou les concilialions que l'auteur propose sur la Iranssubstanlialion, par e.\.emple, sur le sacrilice, sur l'invocation des saints, sur les images, etc., sont faisables ou non : si elles n'élaient pas faisables, tout ce projet serait inutile; et si elles le sont, on voit bien que c'est par là qu'il faut commencer.

Pour rendre ceci sensible, il ne faut que considérer l'ordre du projet de notre auteur. C'est de faire d'abord l'union qu'il appelle préliminaire, dans laquelle, sous la condition des six demandes, qu'il prétend qu'on peut accorder sans blesser les principes des uns et des autres , on reconnaîtra le Pape pour le spirituel, ensuite on s'assemblera pour convenir de la doctrine à l'amiable, et enfin, on remettra à un concile la décision des points dont on n'aura pu convenir.

Or tout cela est visiblement impraticable dans cet ordre. Car d'abord, que sera-ce que de reconnaître le Pape pour le spirituel, comme l'auteur le propose, tant qu'on sera en dispute avec lui sur la foi même? Cela assurément ne s'entendrait pas.

Secondement, ce ne serait pas un moindre embarras que de proposer à l'Eglise romaine qu'elle reçoive les protestants à sa communion, pendant qu'il sera constant qu'on aura de part et d'aulre des confessions de foi différentes, sans être convenu de rien. Que si l'on dit que ce sera là une simple tolérance en attendant le concile; c'est cela môme qui est impossible; i)uisqu'il faudrait tolérer, par exemple , celte doctrine autrefois décidée dans le parti luthérien, et qui y est encore en vigueur, comme l'auteur en convient, ([ue les bonnes œuvres ne sont pas nécessaires au salut : ce (|u'on n'obtiendra jamais, et ce qu'on ne doit jamais obtenir de l'Eglise romaine. Il faut donc auparavant convenir, par exemple, d'un point si important, et des autres qu'on trouvera de môme nature. Commencer par se réunir pour ensuite les examiner, comme le propose l'auteur, c'est renverser l'ordre.

Et puisque nous sommes sur cet article, l'auteur demande qu'on passe, pour ainsi dire, d'un seul saut |)ar-dcssus toute la doctrine luthérienne sur la Justification, et il prétend que cela se peut, sans blesser les principes des uns el des autres. Mais le contraire est i-crtain; puisque l'Eglise romaine n'a jamais cru el ne croira jamais qu'elle puisse tolé-

rer, par exemple, la cerlilude absolue de sa propre justification, à cause des tenlalions auxquelles elle expose les fidèles, et princij)alement encore à cause (lue Luther et les lulhériens élablissent celle certitude de la justification dans les hommes justifiés , en les laissant, à la l'ois, dans l'incertitude si leur pénitence est sincère ou non, comme il a été remarqué ci-dessus; d'où il s'ensuit que la justification est indépendante de la repentance, chose qui ne se peut pas tolérer.

Il est encore certain que la justification, ainsi qu'elle est soutenue parles luthériens, est distincte et indépendante delà sanctification; d'où il s'ensuit qu'on est justifié indépendamment de la pénitence, el de plus, que la juslificalion précède le bon propos; c'est-à-dire , la résolution de bien vivre , et la conversion du cœur; puisciue tout cela constamment appartient à la sanclilicalion. Or, établir cette doctrine, c'est renverser le fondement de la piété, aussi bien que d'enseigner qu'on n'aime Dieu qu'après qu'on est justifié; ce qui est une suite du môme principe expressément avoué par Luther, par l'Apologie el par la Confession d'Augsbourg.

Et quoique ces dogmes des lulhériens et beaucoup d'autres de même importance sur la justification, soient adoucis de manière par notre auteur et par quelques autres docteurs du parti, qu'on voit bien qu'ils en viendraient aisément à un bon sens, il faut en être convenu avant la réunion, et non pas se réserver à le chercher après qu'on sera réuni, comme le propose notre auteur.

Et pour ne nous pas arrêter à cette seule matière de la justification, le savant auteur sait très-bien que les autres dogmes contestés , sans parler des décisions du concile de Trente, ont déjà été réglés par d'autres conciles généraux, comme par celui de Nicéo II, reçu en Orient et en Occident depuis environ mille ans, par ceux de Latran, de Lyon et autres , où l'Allemagne a donné son suffrage , comme les autres nations, longtemps avant les contestations de Luther; et à cela notre auteur ne trouve point de remède , sinon que le Pape tienne en suspens tous ces conciles si universellement reçus , et veuille bien recevoir à sa communion et à celle de l'Eglise des protestants, qui font profession d'en rejeter les décisions, et de tenir les dogmes contraires à ceux qui y ont été déterminés. On fait plus : on propose au Pape d'autoriser dans leur ministère, les surintendants et les autres pasteurs luthériens, qui n'ont été ordonnés tout au plus que par des prêtres, tels qu'étaient les prétendus réformateurs , qui, par conséquent, selon les maximes de l'Eglise romaine, (maximes qui jusqu'ici n'avaient jamais été révoquées en doute,) no sont que de purs laïques : on veut, dis-je, que l'Eglise romaine ratifie leur ordination faite dans le schisme et en haine de la doctrine catholique, sans avoir déclaré qu'ils la reçoivent; et si l'on dit que l'on consentira que le Pape et les évoques catholiques les ordonnent de nouveau , ce ne sera pas une chose moins étrange en elle-même, ni moins contraire aux maximes de l'Eglise romaine , que d'ordonner des minislres avant qu'on soit convenu des conditions de les ordonner, dont la première est d'avoir une Confession de foi qui leur soit commune avec leurs ordonnances.

On voit donc manifestement qu'il n'y a rien de moins pratical)le que d'imaginer une réunion, avant que d'èlre convenu de rien sur les matières de la fui, et avant même que de les avoir traitées; et que bien loin que les demandes préliminaires que fait notre auteur laissent , comme il le propose , les principes de part et d'autre en leur entier, ils présupposent au contraire la subversion des principes les plus inviolables de l'Eglise catholique.

IL Demande unique que nous opposons aux six demandes de l'auteur. — Et alin de montrer plus clairement l'impossibilité de ce projet dans l'ordre qu'y met notre auteur, j'oppose aux six demandes qu'il nous fait, une seule et unique demande, savoir : qu'il ne faut rien demander pour faire la paix entre nous, qui par avance détruise tout le fondement et la sûreté de la paix qu'on pourrait faire. Cela est clair de soi-même, et il en résulte qu'il ne ^faut rien demander qui renverse la fermeté des décrets de l'Eglise et des conciles, puisque c'est sur ^1 semblables décrets qu'on veut fonder en dernier liiu la paix que l'on propose; car il est clair que si l'qi infirme les conciles précédents, celui sur lequel on veut s'appuyer n'aura pas plus de fermeté ni| de vigueur. Il n'y aura dans celui-ci ni plus d'Autorité ni un plus grand consentement que dans 1/-S autres; et si l'on tient ces conciles en suspens, , d cause que les hussiles, les wicléflles, les vaudois, les albigeois, les bérengariens , les iconoclastes et les autres, qui ont été condamnés, s'y sont opposés, il en faudra donc venir à dire qu'on ne doit rien tenir pour jugé, jusqu'à ce que les contendants y donnent les mains; ce qui seul anéantirait toute l'autorité des jugements ecclésiastiques.

Notre concile, établi sur ces principes et sur les ruines, pour ainsi parler, de tant d'autres conciles, ne subsistera pas, ou plutôt il ne se tiendra point du tout; car après qu'on aura tenu les protestants pour vrais enfants de l'Eglise avec tous leurs dogmes, que demanderont-ils davantage? L'Eglise romaine aura affaibli d'elle-même son autorité : elle aura reconnu pour orthodoxes, ceux qu'auparavant elle regardait d'un autre œil : ceux qui se sont séparés jouiront de la communion du premier Siège et de toutes les Eglises qui sont toujours demeurées dans son unité, sans rien changer dans les choses qui ont donné lieu à la séparation; ce qui seul suffira pour faire voir que les causes en étaient justes. Après cela , qu'anront-ils besoin d'arbitres , ou de conférences, ou de conciles"/ On trouvera toujours de nouveaux prétextes pour éviter une assemblée , qui d'elle même aura beaucoup de difTiculté; et après tout qu'arrivera-t-il de ce concile, sinon qu'y étant allés en foulant aux pieds tous les autres , nous montrerons à la postérité ce qu'elle pourra faire de celui-ci , et nous ôterons à l'Eglise tous les moyens de terminer les disputes qui pourront naître, en détruisant sous le nom d'un concile œcuménique l'autorité de tous les conciles et la majesté de l'Eglise?

III. Corollaire ou suite de cette demande. Exemples de réconciliation des Eglises. — Nous ajouterons à cette demande cette proposition, qui n'en est qu'une annexe; à savoir, que pour concilier, dans ce qui regarde l'exposition de la foi, les Eglises, quelque nombreuses qu'elles soient, il ne faut rien

faire qui ne soit conforine aux exemples et aux règlements de nos prédécesseurs; autrement l'état de la foi et la force des décisions ecclésiastiques seraient en péril : or nous trouvons sept exemples de conciliations de cette sorte.

Le premier au commencement du cinquième siècle et dans le concile d'Ephèse, que les évèques soumis au siège d'Anlioche ne voulaient pas reconnaître. L'accommodement se fit en reconnaissant que la déposition, faite dans le concile, de Nestorius pour ses erreurs, et l'ordination de son successeur étaient légitimes , et en professant la même foi qui avait été reçue à Ephèse.

Le second exemple au commencement du sixième siècle. Acace, patriarche de Constantinople, ne voulant pas reconnaître la décision du concile de Chalcédoine et la lettre du pape saint Léon qui y avait été approuvée, et tout l'Orient étant entré dans ses sentiments, il fut excommunié par le Pape. Le schisme, qui dura longtemps, fut terminé par une formule du pape saint Hurmisdas , qui fut souscrite par les patriarches et par tous les évèques, dans laquelle on recevait en termes formels le concile de Chalcédoine et la lettre du pape saint Léon , en reconnaissant l'autorité du Siège apostolique, comme établie de Jésus-Christ en la personne de saint Pierre, par ces paroles : Tu es Pierre, etc., et se conformant en tout et partout à la foi de ce siège, comme de celui où se trouvait toujours l'entière et parfaite solidité de la religion chrétienne.

La signature de ce formulaire a souvent été réitérée en Orient, et c'était un témoignage solennel de l'Eglise grecque sur la primauté de saint Pierre et de son siège.

Le troisième exemple est arrivé sous le pape saint Grégoire le Grand. Quoique ce saint pape reçût le cinquième concile, il consentit à n'en faire aucune mention dans la lettre qu'il écrivit à Théodelinde, reine des Lombards, et à ne la pas obliger à le recevoir, à cause que ce saint concile n'avait rien déterminé spécialement sur la foi, et que ce qu'il avait déterminé sur certaines personnes , n'était pas absolument nécessaire. Ce fut le seul motif de sa tolérance; ce qui montre qu'il n'en aurait eu aucune, s'il se fût agi de la foi.

Le quatrième exemple est du second concile général de Lyon, sous Grégoire X, où les Grecs furent reçus à la communion; mais seulement après avoir confessé, dans une déclaration expresse de leur foi , tous les articles dont ils contestaient la vérité, et en particulier la primauté de la chaire de saint Pierre et du Pape, comme établie par Jésus- Christ.

Le cinquième exemple est celui du concile de Bàle et des Bohémiens. Nous en ferons un article à part, à cause que c'est sur celui-là qu'on insiste particulièrement.

Le sixième exemple est celui du concile de Florence, où les Grecs furent reçus à la communion comme au second concile de Lyon, en consentant à la foi de l'Eglise sur tous les articles, et en particulier sur la primauté du Pape. Le décret d'union est entre les mains de tout le monde. Il est fait de l'autorité des évèques grecs aussi bien que des latins; mais après seulement qu'on fut convenu de

l'Un.lKT DE RÉUNION KNTRE LES CATHOLIQUES

tout avec eux dans des conférences particulières.

On peut produire, pour septiciue et dernier exemple, la concession de la coupe faile par Pie IV aux calholiques et aux protestants, à condition de se souiueltrc k toutes les décisions de l'Eglise, et en particulier à celle qui a déterminé que la communion sous une espèce n'était pas contraire au précepte de Jésus -Christ. J'en rapporterais les actes, qui étaient bien connus du docteur Calixte, si le savant M. Pellisson, qui a si bien mérité par ses écrits de toute l'Eglise catholique , ne les avait depuis peu rendus publics.

On voit , [lar tous ces exemples , qu'on n'a jamais fait aucune réconciliation entre les Eglises, qu'en présupposant le fondement de la foi, et en convenant premièrement de ce point, sans jamais s'en relAcher; de sorte que si l'on proposait une autre forme d'accommodement, je puis bien dire avec certitude qu'on ne serait pas écouté; et qu'en méprisant dans une alTaire de cette conséquence tous les exemples des siècles passés, le Pape craindrait, avec raison, de multiplier les schismes plutôt que de les lînir.

Comme l'exemple du concile de Bâle est celui où l'on insiste le plus, et qu'en effet c'est celui où l'Eglise semble avoir poussé le plus loin la condescendance , il faut le considérer avec un soin plus particulier.

IV. Exemple du concile de Bâle, et jusqu'oïl il a porté sa condescendance envers les Bohémiens. — On prétend donc que dans l'accord fait avec les calixtins, on a suspendu à leur égard les décrets du concile de Constance contre ceux qui soutenaient que les deux espèces étaient de précepte, ex prœcepto; ce qui parait, dit M. de Leibnitz, être « in » terminis, en termes exprès, le cas que nous trai- » Ions, et non une simple concession de l'usage des » deux espèces, sur laquelle il ne peut y avoir de » difficulté. »

C'est ainsi que ce savant homme propose la chose dans une lettre à M. Pellisson, du 13 juillet 1092; et il se fonde sur les paroles de l'accord avec les Bohémiens, où, après leur avoir accordé la communion sous les deux espèces aux conditions qui y sont exprimées, on ajoute : « et cet article sera » pleinement discuté dans le concile touchant la » matière, si cette communion est de précepte; et i> on verra ce qu'il faudra croire et faire sur cet » article pour l'utilité et pour le salut du peuple )) chrétien.

On voit par la réilexion que le même M. de Leibnitz a faite en latin sur cet accord, que ces mots, on discutera, on verra, sont ceux d'où l'on veut conclure, que le décret de Constance a été tenu en suspens; mais ce n'est rien moins que cela; puisqu'on va voir, non par conjectures, mais par actes, que cette discussion et cet examen se devaient faire, non pas en délibérant do nouveau sur la matière, comme si elle était encore indécise et en suspens après le concile de Constance, mais par forme d'instruction, de déclaration, d'éclaircissement, pour confirmor les catholi(|ues dans la vérité dé(;idée , et faire entrer les calixtins dans l'esprit et les intentions de l'Eglise, en les informant de ses raisons.

Pour faire voir celle vérité, le premier acte que je produis est la letlre invitatoire du concile aux

Bohémiens, du 15 octobre 1431. Là, sur ce qu'ils s'étaient plaints qu'on ne les avait jamais voulu entendre, on les invite à venir dire leurs raisons, et on leur promet une pleine audience, à condilion toutefois qu'ils écouleront le jugement du concile comme celui du Saint-Esprit. On pose donc i)our fondement l'infaillibilité des conciles; ce qui est bien éloigné d'en vouloir tenir les décrets en suspens.

Le second acte, qui prouve la même vérité, est la déclaration que le cardinal Julien fit à la tète du concile aux Bohémiens, lorsqu'ils y comparurent : « Que l'Eglise ne pouvait errer dans les choses ([ui » étaient nécessaires au salut : qu'elle était repré- » sentée dans les conciles, et qu'il y fallait croire » comme aux Evangiles. » Jean de Raguse, qui fut nommé pour conférer avec eux, leur fit une pareille déclaration à l'ouverture des conférences; et tout cela élait poser pour fondement qu'on ne rétracterait rien de ce qui avait été décidé.

Le troisième acte est une réponse synodale du même concile de Bàle', publiée par toute la terre, sur le fait dont il s'agit. Car comme on objectait aux Pères de Bàle, qu'en invitant les Bohémiens à leur concile , pour y dire leurs difficultés, ils semblaient vouloir procéder à une nouvelle délibération sur une matière qui avait déjà élé décidée à Constance, ce qui était précisément notre dilTicullé, ils répondent avant toutes choses : que c'est un blasphème contre le Saint-Esprit que de révoquer en doute l'infaillibilité des conciles; ce qu'ils remarquent qu'ils ont déclaré aux Bohémiens dans les paroles de leurs lettres invitatoires qu'on vient de voir. Loin donc de faire paraître qu'ils veulent laisser en suspens les décisions des conciles, ils déclarent au contraire qu'ils ne s'en départiront jamais.

Et pour montrer que cela s'entend même du concile de Constance, je produis, en quatrième lieu, tous les actes, par lesquels il est constant que le concile de Bàle a toujours supposé que le concile de Constance élait œcuménique. Il serait inutile de les rapporter; puisqu'il faudrait pour cela transcrire tout le concile de Bàle, étant certain, nonseulement que ce concile était convoqué en vertu du concile de Constance et du chapitre Frequens, qui était un de ses principaux canons, mais encore que tous ses décrets et toutes ses procédures sont fondées sur l'autorité du concile œcuménique de Constance; il n'a donc pas eu dessein de tenir en suspens le décret de ce concile; puisque par là il se serait détruit lui-même.

Mais parce qu'on pourrait penser qu'en laissant en leur entier les autres décrets de Constance, les Pères de Bàle auraient du moins tenu en suspens le décret de la communion sous les deux espèces , ils déclarent : qu'en exhortant les Bohémiens dans leur letlre invilatoire, à tenir entendre ce que le Saint-Esprit déciderait dans le concile de Bdle, leur inlention a été de leur déclarer, « qu'on jugerait ici » (c'est-à-dire, à Bàle) comme on avait fait à «Constance; puisque, ajoutent-ils, la sentence 1) prononcée à Constance contre les hussites, étant » dictée par le Saint-Esprit qui ne sait poinl varier, » et le môme Esprit présidant à tous les conciles, » il est clair qu'on ne jugera point ici aulrcment » qu'on a jugé là. »

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