‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 586 sur 631 · DE .M"E DE BI^INON A BOSSUET · texte numérisé non relu

DE .M"E DE BI^INON A BOSSUET

Voila enfin la réponse de M. l'abbé de Lokkum que je vous envoie. Monseigneur; Dieu veuille qu'elle soit telle que nous la devons désirer : j'espère que vous nous ferez voir la vôtre en français. Madame de Maubuisson , qui n'a plus de sœur que madame la duchesse d'Hanovre , désire beaucoup que vous fassiez de tout votre mieux pour contribuer à cette réunion, que je crois qui ne sera pas bien aisée; à moins que la pureté de vos bonnes intentions n'attire sur ce parti plus de vues droites qu'il n'y en a présentement parmi les luthériens , qui ne sont gouvernés que par leur politique, et non par l'esprit de Dieu. Madame la duchesse de Brunswick, qui les voit de près présentement, me mande qu'elle n'a jamais tant senti la vérité de notre religion, que depuis qu'elle est parmi ces personnes, qui sont, à ce qu'il lui paraît, chacun les arbitres de leur foi , ne croyant que ce qu'il leur plaît de croire. Cependant le livre de l'Eucharistie de notre illustre mort- y fait des merveilles en quelque façon. M. Leibnitz l'a lu en deux jours; il le loue et l'admire. Le prince Christian , neveu de madame de Maubuisson, ne se peut lasser de l'entendre lire chez madame la duchesse d'Hanovre sa mère, qui le faisait lire; et lui il disputait, quoique luthérien , en notre faveur, avouant que tout ce qu'on y disait du luthéranisme était vrai.

Quand de tout ce que vous avez fait. Monseigneur, et notre cher ami M. Polisson, il n'en résulterait que la conversion d'une àme. Dieu vous en tiendrait aussi bon compte , que si vous aviez

1. On n'a poiut imprime la suite de cotte lettre , qui traite de la dynamiaue, parce que cette matière, sur laquelle Leilmitz avait des im^es particulières, n<: regarde point le projet de conciliation (Edit. de Paris-)

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