‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 3)Chapitre 1 sur 609 · POUR LE TOME HUITIEME · texte numérisé non relu

POUR LE TOME HUITIEME

Ce volume comprend la suite ou [.ilutôt la partie principale des CEu\res rela'tives à l'éducation du Dauphin. Viennent ensuite les Œuvres pasiorales, concernant l'administration du diocèse de Meaux.

EDUC.\TIO?s^ DU DAUPHIN {suite).

I. Logique. — Dans le long extrait que nous avons donné de la Préface des éditeurs de Versailles , on pourra lire (tome I, page 7) le singulier jugement que les vénérables érudits portaient sur ce remarquable traité élémentaire, .-aujourd'hui ce jugement est si universellement abandonné, qu'il est superflu de le combaltre. On ne s'explique pas qu'il ait jamais prévalu au point d'empêcher le cardinal de Bausset de faire aucune mention de cet ouvrage. N'aurait-il pas pris sa source dans quelques assertions adroitement semées par les éditeurs jansénistes, qui, non contents de travestir Bossuet en complice de leurs manœuvres , auraient voulu ensevelir sa Logique dans un éternel oubli , pour la plus grande gloire de la Logique de Port-Royal? M. Floquet mit fin à cet oubli en 1828, en publiant le manuscrit qu'il avait retrouvé à la Bibliothèque nationale. ^

IL Traité des causes. — Cet opuscule est un fragment de métaphysique, qui se place naturellement ici. Découvert aussi par M. Floquet , mais plus lard que la Logique , il fut publié par M. Nourrisson d'après la copie que l'habile investigateur lui avait communiquée.

III. Introduction a la philosophie ou de la connaissance DE Dieu et de soi-mè.me. — Nous renvoyons le lecteur à l'analyse que le cardinal de Bausset a donnée de cet ouvrage dans sonliv. IV, n. 13-20. On trouvera, au n. 13, une note qui fournit des renseignements sur la publicité donnée à ce traité avant l'édition de Versailles. Mais on ignorait alors que l'édition soi-disant plus correcte do 1741 , olfrait au contraire un texte altéré, défiguré par de prétendues corrections , les unes littéraires, les autres anatoraiques, jugées utiles « pour mettre le livie au niveau des progrès de la science. « C'est l'abbé Caron , sulpicien, qui donna, en 1846, la première édition entièrement conforme au texte de l'auleur. La Bibliothèque nationale garde un beau manuscrit, corrigé par Bossuet lui-même et par l'abbé Ledieu, et par une autre personne pour certains détails physiologiques.

IV. Discours sur l'Histoire universelle. — Le lecteur ne pourrait mieux s'initier à l'étude de ce chefd'œuvre ni acquérir une idée plus claire du rôle qu'il

joua dans l'éducation du Dauphin , qu'en recourant au cardinal de Bausset, liv. IV, n. 21 et 23. On remarquera une note biographique très-importante. Grâce aux recherches et aux soins du laborieux abbé Caron, l'édition de Versailles donna une leçon parfaitement correcte, entièrement conforme aux dernières volontés de l'auteur. Nous croyons utile de conserver ici une partie de l'avertissement de cette édition, et le tableau des corrections et additions faites depuis la première publication de l'ouvrage.

n Désirant donner à cette édition , disent les vénérables sulpiciens, toute l'e.^actitude possible, nous avons vérifié les dates mises en marge de la première Partie, ce qui nous a donné lieu de rectifier plusieurs erreurs; et partout où nous nous sommes aperçus que les années ne correspondaient pas aux événements , nous avons rétabli la correspondance en plaçant les dates vis-à-vis des faits auxquels elles se rapportent. Nous avons aussi confronté avec soin les passages cités, à l'exception de quelques rabbins, et d'un très-petit nombre d'auteurs dont nous n'avons pu avoir les Uvres. En général tout était exact. .Mais pour faciliter la vérification, si quelqu'un était curieux de la faire, nous avons ordinairement ajouté le chapitre, etc., quand Bossuet n'indiquait que le livre. Nous nous sommes servis, pour les Pères de l'Eglise, des éditions des Bénédictins; pour FI. Josèphe, de l'édition d'Havercamp; et comme la division des livres et des chapitres n'est pas la même dans cette édition que dans les anciennes , nous avons cité des deux manières. Pour Eusèbe, on a suivi fédition d'Henri de Valois; pour .\ristote celle de Duval : pour Hérodote, la traduction de .M. Larcher; pour Denys d'Haiicarnasse, celle de Bellanger; pour Diodore de Sicile, celle de Terrasson; pourPolybe, l'édition Variorum : pour Tacite, celle de Brotier. Nous nous bornons à ces auteurs, qui sont ceux qui reviennent plus fréquemment.

» 11 est bon de remarquer, pour l'intelligence des Corrections et Additions qui vftut suivre , 1" que notre édition étant copiée sur la troisième, nous indiquons, aux endroits où elle diffère de la première , en quoi consistent ces différences. 2° Nous appelons Additions nouvelles, celles que Bossuet a faites depuis fimpression de la troisième édition , et qui étaient restées manuscrites jusqu'à nos jours. Elles paraissent pour la première fois, dans ce Discours, à la place que l'auteur leur avait assignée.

Corrections et additions faites depuis la première édition -

Page 135. Avant-propos, etc. I.a première édition porte seulement : Dessein général de cet ouvrage.

Paij. 13G. Dans la f" édition, on lit à la marge ces mots, supprimés dans la troisième : Dessein de ce premier Discours , qui est divisé en trois parties.

Pag. 136, 2" col., au titre, la i" édition porte : Première partie de ce Discours. Les EpoiJces.

Pag. 137, t. 44; mais encore longtemps, 1" édit. mais longtemps.

Pag. 138, 25 coi., l. 7; en effet il exécuta dont il est le

père. Jacob , etc. !"•" édit. : en effet il exécute les conseils de Dieu. Jacob, etc.

AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR

Pag. 140, Vo époque. /. 16; qui sont connus; 1™ édil. qui vous sont connus.

Pag. 141, {"col., l. 18, la bonté de Dieu; 1'" édit. la bonté de son Dieu.

Pag. 142, 2° col., t. 7; qu'on croyait son pi're; l"' tUlit. qu'il disait son père. Cette faute est corrigée dans la i"" édition.

Pag. 1411, l'"" col., l. 30, après Assyriens, dans toutes les éditions on lit ce qui suit : Sous son règne, les Hutliéens, peuples d'Assyrie, depuis appelés Samaritains, furent envoyés pour liabiter .Samarie. Ceux-ci joignirent le culte de Dieu avec celui des idoles, et obtinrent d'Asaraddon un prêtre Israélite, qui leur apprît le service du E>ieu du pays, c'està-dire les observances de la loi de Moïse. Dieu ne voulut pas que son nom fût entièrement aboli dans une terre qu'il avait donnée à son peuple , et il y laissa sa loi en témoignage. Mais leur prêtre ne leur donna que les livres, de Sloïse, que les dix tribus révoltées avaient retenus dans leur schisme. Les Ecritures composées depuis, par les prophètes qui sacrinaient dans le temple, étaient détestées parmi eux; et c'est pourquoi les Samaritains ne reçoivent encore aujourd'hui que le Pentateuque.

Pendant qu'Asaraddon et les Assyriens s'établissaient si puissainmcnit dans la grande Asie, les Mèdes, etc. Hossuet u fait cette suppression , parce qu'il voulait réunir un peu plus loin tout ce qui regarde les Samaritains.

Ibid., l. 'ii et 33; que quelques-uns de Judith; l'" édit.

nommé Arphaxad dans l'Ecriture.

Pag, 143, 2' col., l. 1 à (i; qu'on croit entreprit, etc. l'"

édil. appelé Nabuchodonosor dans le livre de Judith, défît en bataille rangée Arphaxad, roi des Mèdes. Enflé de ce siiccès, il entreprit, etc.

Pag. 144, 2" col., l. 38; que j'ai suivie, comme plus conforme, etc., jusque à Ctésias, etc. l'" édit. : que j'ai suivie. Pour ce qui regarde Cyrus, les auteurs profanes ne sont point d'accord sur son histoire : mais j'ai cru devoir plutôt suivre Xénophon avec saint Jérôme , que Ctésias , etc.

Pag. 143, 1''= col., l. 29 ; il paraît certain; l" édil. il est certain.

L. 32 sq. : Hérodote 11 est d'ailleurs, etc. {"■ édit. Hérodote, suivi en cela par les plus habiles chronologistes , fait paraître leur premier roi Déjocès cinquante ans après leur révolte ; et il est d'ailleurs , etc.

Pag. 146, l'" col., t. al ; encore d'autres. Ainsi il n'y a nul doute ces deux noms. Si on, etc. 1« Mit. encore d'autres. Si on, etc.

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