‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 3)Chapitre 192 sur 609 · XII. Conclusion de ce chapitre · texte numérisé non relu

XII. Conclusion de ce chapitre

Que si mon âme connaît la grandeur de Dieu, la connaissance de Dieu m'apprend aussi à juger de la dignité de mon âme , que je ne vois élevée que par le pouvoir qu'elle a de s'unir à son auteur, avec le secours de sa grâce.

C'est donc cette partie spirituelle et divine , capable de posséder Dieu, que je dois principalement estimer et cultiver en moi-même.. Je dois, par un amour sincère , attacher immuablement mon esprit au Père de tous les esprits, c'est-à-dire à Dieu.

Je dois aussi aimer, pour l'amour de lui, ceux à qui il a donné une âme semblable à la mienne , et qu'il a faits, comme moi , capables de le connaître et de l'aimer.

Car le lien de société le plus étroit qui puisse être entre les hommes, c'est qu'ils peuvent tous en commun posséder le même bien, qui est Dieu.

Je dois aussi considérer que les autres hommes ont, comme moi, un corps infirme, sujet à mille

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