TROISIÈME PARTIE. — LES EMPIRES
sobre et militaire'. Les Mèdes, autrefois si laborieux et si guerriers^, mais à la fm ramollis par leur abondance, comme il arrive toujours, avaient besoin d'un tel général. Cyrus se servit de leurs richesses et de leur nom toujours respecté en Orient; mais il mettait l'espérance du succès dans les troupes qu'il avait amenées de Perse. Dès la première bataille , le roi de Babylone fut tué , et les .\ssyriens mis en déroute ^ Le vainqueur offrit le duelau nouveau roi; et, en montrant son courage, il se donna la réputation d'un prince clément qui épargne le sang des sujets. Il joignit la politique à la valeur. De peur de ruiner un si beau pays, qu'il regardait déjà comme sa conquête, il fit résoudre que les laboureurs seraient épargnés do pari et d'autre '. Il sut réveiller la jalousie des peuples voisins contre l'orgueilleuse puissance de Babylone qui allait tout envahir ; et enfin la gloire qu'il s'était acquise, autant par sa générosité. et par sa justice, que par le bonheur de ses armes , les ayant tous réunis sous ses étendards , avec de si grands secours il soumit cette vaste étendue de terre dont il composa son empire.
C'est par là que s'éleva cette monarchie. Cyrus la rendit si puissante , qu'elle ne pouvait guère manquer de s'accroître sous ces successeurs. Mais pour entendre ce qui l'a perdue, il ne faut que comparer les Perses et les successeurs de Cyrus avec les Grecs et leurs généraux , surtout avec .Mexandre.